Le donjon de Bours !

Donjon de Bours :

boursBours est une commune de France, située dans le département du Pas-de-Calais (62).
Ses habitants sont appelés les Boursicotiers.

C’est une petite commune qui s’étend sur 1184 hectares (30 hectares de routes et autres terrains non imposés, 24 hectares sont urbanisés, 80 sont boisés et 1050 hectares sont cultivés), superficie la plus grande du canton d’Heuchin après celle de Lisbourg, situé dans l’actuel arrondissement de Saint Pol.

La terre de Bours fut habitée, d’abord par les hommes préhistoriques, puis les Celtes et les Gaulois.

Il resterait dans les bois environnants des vestiges de leur passage : les Tumuli.
Les Romains vinrent conquérir la Gaule se heurtant aux premiers résistants comme à l’Atrébate : en effet on a retrouvé des vestiges Gallo-Romains et une chaussée romaine en creusant la voie ferrée de Bours à Diéval.

bours4Un peu d’histoire :

Au début du Vème siècle, période des invasions, les Saxons et les Francs s’installant en Gaule : on a découvert les vestiges d’un cimetière franc à Marest .
Les Vikings tansformèrent la la région du Ternois en champs de bataille : Blangy et Pernes sont saccagés en 881, puis vint le tour de Bours.

Visites :

De mi-mars à mi-novembre :
les visites guidées durent environ 1 h a 1h15mn, les samedis, dimanches et jours féries de 14 h a 18 h
C R A H G de Bours , Rens. : tél.: 03.21.04.76.76 / 03 21 62 19 88

 

bours3 Le Donjon :

C’est au XIe siècle que Hugues de Bours fit érigé ce château-Donjon.
Cette solide demeure en pierre de grès fut incendié en 1543, maintes fois restaurée, habitée jusqu’en 1735 , était en très mauvais état, lorsqu’en 1982 la municipalité décida de son rachat pour y installer sa mairie et entreprendre sa restauration.

Ce donjon de plan rectangulaire était il y a quelques décennies en très mauvais état.
Il fut sauvé de la destruction par quelques passionnés.
Hugues, seigneur de Bours n’aurait voulu voir ce spectacle affligeant.

C’est donc entre le XI ème et le XIV ème que ce château-donjon pris forme actuelle.
Hugues de Bours en fut l’initiateur. Il était à l’origine entouré par un étang, maintenant par de paisibles pâturages.
La construction est en pierre de grès, au murs de 70 cm d’épaisseur est rectangulaire, flanquée de six tourelles en encorbellement, communiquant à l’intérieur les uns avec les autres.

Quatre de ces tours sont en très fortes saillies et deux autres moins volumineuses.
On y trouve pas les mâchicoulis qui témoignent d’habitude de l’ancienneté de la construction.
Il fut incendié en 1543 et plusieurs fois restauré.

Deux étages se superposent.
Il s’agit de pièces rectangulaires harmonieuses prolongées par de petits cabinés aménagés dans les tourelles.
Au second étage subsiste une splendide cheminée du XVII ème siècle.

On accède à l’intérieur par une porte surélevée protégée par un assomoir.
Au dessus d’une cave voûtée en berceau, se superposent trois salles barlongues avec des cabinets dans quatre des tourelles, les deux autres étants occupées par l’escalier à vis et les latrines.
Dans la salle inférieure, on remarque quatre têtes sculptées, dont l’une est accompagnée de l’écu de la famille de Bours.

Celle-ci posséda jusqu’à la fin du XIVè la seigneurie qui dépendait du comté de St Pol.
Passée par héritage aux Mailly, elle fut en 1514, vendue au seigneur d’Antigneul, puis rachetée par Ghislain de Noyelles et transmise aux sainte-Aldegonde.

Les chateaux du pas de calais !

flers3Château de Flers :

Acquise au débt du XVIIè de Philippe-Emmanuel de Gondi, général des galères de France par Robert d’Ostrel, la terre de Flers fut en 1662, érigée en baronnie pour son fils, Noël-Lamoral d’Ostrel.

La demeure seigneurale d’alors, flanquée de quatre tours rondes et entourée de douves en eau, remontait à la fin du moyen-âge.

Elle fut remplacée de 1776 à 1780 par le château actuel, élevé sur les plans de Antoine-François Du Bois, de Sainte-Austreberthe-les-Hesdin.

C’est une vaste construction brique et pierre, encadrée de deux ailes en retour sur la cour, et dont le corps central en pierre, légèrement saillant, est réhaussé d’une étage bas surmonté d’un fronton triangulaire, comme il est fréquent en Artois.

Les toitures brisées ont été remnaniées au XIXème, avec adjonction de lucarnes et multiplication de cheminées régulièrement disposée.

La cour est fermée du côté de l’entrée par les bâtiments bas des dépendances, qui se développent en arrondi de part et d’autre d’un pavillon monumental à lanternon formant porche.
Les écuries ont conservé leur belles voûtes de brique à compartiments.

Le baron de Fresnoye de Flers a installé un centre hipique dans la propriété.

fontainesChâteau de Fontaine-les-Boulans :

Le village est ainsi nommé en raison des « Boulans » terres qui s’efffondrent dans des cavités en forme de trous de bombes, provoquées par le travail de mine des eaux pluviales dans les sous-sols calcaires.

Le château est un édifice classique, du troisième quart du XVIIIème siècle qui s’élève à l’extrémité d’une belle perspective de tilleuls taillés.

Sous un très imposant toit brisé, la façade dissimule sous un crépi son appareil brique et pierre.
Le corps de logis unique, double en profondeur, présente un grand avant-corps central surmonté d’un fronton triangulaire, dont les six baies éclairent un hall monumental, occupé par un escalier de marbre à double révolution construit sous Napoléon III.

Les dépendances voisines sont construites en briques avec chaînes d’angle en pierre, et dominées par un colombier carré coiffé d’un toit brisé en pavillon.

Saisi à la révolution sur le fils émigré au marquis de Bassecour qui l’avait fait élever, le château fut acquis 85 000 livres en l’an III par M. Frémicourt.

fressin1Château de Fressin :

Les années passées dans ce village ont fortement marqué Georges bernardos, qui a fait de la région le cadre privilégié de ses romans.
La maison que possédait son père a été détruite en 1944.

Mais fressin conserve les ruines de la forteresse élevée au milieu du XVème par jean V de Créqui, conseiller et chambellan de Philippe Le Bon qui en avait fait un des premiers chevalier de la Toison d’or.

fressinRelativement épargné pendant les guerres du XVIème, au cours desquelles il fut pris et repris par les Français et les espagnols, le château était demeuré à peu près intact lorsqu’il tomba en 1658 entre les mains de l’aventurier Balthazar de Fargues

L’artillerie royale envoyée par Condé vint en déloger le rebelle, non sans dommage pour la vieille forteresse, dont les brêches ne furent pas réparées.

Confisqué à la révolution au prince de la tour d’Auvergne, héritier des ducs de Créqui, le château servit de carrière de pierres.
Après 1870, le baron Roger Seillière construisit une vénerie au pied des ruines, et les bois avoisinants devinrent le principal théâtre des activités du vautrait Seillière.

Les chateaux du pas de calais !

Château de Créminil :

creminilC’est la famille Le May qui fit construire ce château en 1443.

Il fut restauré après les dégats causés par les troupes du XVIe siècle.

Les habitants de ce château sont: la famille LE MAY, en 1540 Hugues de Buleux, en 1670 Antoine de Vignacourt et la famille Le Merchier de 1687 à la Révolution.

Construit sur une motte, entourée de larges fossés en eau, la silhouette du château n’en paraît que plus imposante…

Construction originale de douze côtés irréguliers reliés par des tours à échauguettes et couronnières, le château est accessible par le pont-levis et sa vieille porte.

Encadré par ses deux hautes tourelles coiffées de poivrières, le passage ne vous semblera pas des plus accueillants, cependant, arrivé dans la cour intérieure, les choses vous apparaîtront tout à fait différente…

besvre Remanié au XVIIIème siècle pour en faire une demeure d’agrément, trois côtés ont été supprimés :
le château est ouvert sur le côté sud avec une agréable perspective sur les jardins succédant à une terrasse bordée de balustres de pierre.

Une partie des jardins a été réorganisée en jardin médiéval tel qu’il devait être à la fin du XVème siècle.
Divisé en cinq parties, on y retrouve le verger et le potager, le carré de fleurs et celui des condiments et enfin le carré des plantes médicinales…

Renseignements : 03 21 39 31 38

Manoir de la Besvre :

lietresLa mention la plus ancienne connue de la Seigneurie de LA BESVRE remonte à 1202.

Élevée sur le soubassement en damier alternant Grès-silex de l’ancien château féodal dont elle a conservée le portail d’entrée, la Ferme Manoir de la Besvre prend aujourd’hui l’allure d’une imposante exploitation agricole toujours entourée de douves larges et profondes.

On peut reconnaître dans le portail d’entrée dont l’arc est surbaissé, dans les tourelles dotées d’ archères en forme de croix ainsi que dans les étroites ouvertures cernées de pierres blanches, une origine médiévale tardive.

L’escalier à vis de saint Gilles de la tour droite, dit « à la Rihour « , daterait de la fin du XV éme siècle.
Il est de la même facture que celui du palais Rihour à Lille.

Situation :

26, hameau de la Besvre 62120 WITTERNESSE ( à 5 km au sud ouest de Aire sur la Lys ).

Ferme manoir au carré avec tours et porche, entourée de douves et de jardins. Jardin à la française, roseraie.

Visite des extérieurs, de la tour des grandes écuries, étables, ancienne laiterie, four à pain àManoir de la Besvre l’occasion des manifestations régionales ( Patrimoine de pays… etc ).

Rens. : 03 21 12 68 57 Monsieur DUFOUR Serge.
Ouvert du 1er mai au 30 sept. de 11h. à 18h. du mardi au vendredi et sur rendez-vous :
mail: labesvre@aol.com .

Chateau de liettres :

D’après la chronique de Molinet il semblerait qu’il a été construit peu avant 1479 par messire Simon de Luxembourg, prévost de l’église de Saint-Omer, cette année là il a été incendié devant la progression de l’armée de Maximilien d’Autriche.

Le château fut de nouveau brulé en 1542 par les troupes du duc de Vendôme.

Il a été acheté par Jean de Zomberghe et il est resté dans sa descendance.
Il a reçu au cours des siècles des transformations, en 1720 le corps du logis a été reconstruit.

Elevé sur un terre-plein artificiel dans la vallée marécageuse de la Laquette qui alimentait les fossés, le château était alors constitué de quatre corps de bâtiment, formant approximativement un carré cantonné de fortes tours cylindriques très saillantes.

L’épaisseurs des murs, parmentés en craie taillée au-dessus d’un soubassement de grès, allait de 2,50 m dans les courtines, à 5 m dans certaines tours.

Les chateaux du pas de calais !

Château de Bomy :

bomyLe nom de Bomy demeure associé dans l’histoire à la trève signée en 1537 entre les envoyés de François 1er et ceux de Charles Quint dans le château que possédait là Charles de Wissocq.

Trêve d’ailleurs dans lendemain, car les hostilités ne tardèrent pas à reprendre, jusqu’à la destruction complète de la ville voisine de Thérouanne.

Détruit par un incendie probablement au début du XIXème siècle, il n’en reste que les fondations, au milieu de l’étang qui borde la tour du château actuel.

Celui-ci fut élevé vers 1755 par le marquis de Trazegnies, héritier des Wissocq et son épouse, Marie-Fernande de Croÿ.
Confisqué et vendu à la révolution, il servit un moment de sucrerie, avant d’être racheté en 1839 par le baron de Vilmarest.

Au fond d’une large cour bordée de tilleuls, sa façade de pierres blanches se dévelope sur deux étages de part et d’autre d’un avant corps central en légère saillie, surmonté d’un fronton et décoré de pilastres encadrant les baies, cintrées au rez-de-chaussée.

bomy1Remplaçant une forteresse construite dès le XIIIème siècle dans une île au milieu d’un plan d’eau, ce château nous est connu par une gouache des albums du duc de Croÿ, exécuté vers 1600 par Adrien de Montigny.

Accessible par un pont de bois, il était constitué de deux corps de logis accolés flanqués de deux hautes tours coifées de bulbes.

Les maçonneries de briques à bandeaux de pierre, les pignons à pas de moineaux achevaient de donner à l’ensemble l’aspect d’une gravure de harrewyn.

bomy2Deux ailes en retour, marquées par des toitures mansardées, se rattachent au corps principal par des pans concaves en adoudissement d’un effet particulièrement heureux. Traversez Mont-St-Eloi.

Elle se prolongent de part et d’autre de la cour par des colonnades aveugles jusqu’à des pavillons rectangulaires à grandes baies cintrées et pilastres ornementaux dont les toitures basses devaient se dissimuler à l’origine derrière des balustrades surmontées de vases.

Celui de droite abrite la chapelle, celui de gauche une fort curieuse salle de bains, dont la baignoire était alimentée par une chaudière placée en cave.

La construction est particulièrement soignée, tant par l’élégance de l’architecture que par la belle qualité de la sculpture, agrafes des baies et chapiteaux des pilastres, traités dans un esprit Louis XV, très caractérisé.

C’est en revanche, à l’époque Louis XVI que les appartements ont reçu leurs décors de boiseries et de stucs.
Pilastres canulés et niches d’angles dans le vestibule, cheminées, portes et trumeaux ornés de paniers fleuris dans le grand salon et dans les autres pièces de réception.

Comme il est fréquent en Artois, les rampes d’escaliers sont en bois découpé en forme de balustres plats.
A l’étage les chambres se disposent autour d’un grand vestibule donnant sur le parc, tandis que les ailes abritent des petits appartements qui se superposent en mi-étages.

La façade arrière, d’une ordonnance analogue à la première, est plus sobre
Elle donne sur le parc, dessiné à l’anglaise dans un vallonnement dominé par le bois proche, et arrosé par l’eau courante de la source Sainte frévisse, du nom d’une anglaise venue se retirer en ce lieu.

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Le Fort Mahon d’Ambleteuse :

25C’est le seul survivant des sept forts élevés par Louis XIV sur les plans de Vauban pour assurer la défense des côtes du Boulonnais.

Construit en 1682 sur un rocher battu par la mer à l’embouchure de la Slack, l’ouvrage comprend une baterie protégée par une voûte annulaire de deux mètres d’épaisseur reposant sur un pilier central, et par des murs de 3m percés d’embrasures pour pièces de gros calibre.

Beauvoir à beauvoir-Wavrans :

Les archives concervent le marché passé le 7 juillet 1780 pour la construction du château, entre le comte de Beaulaincourt-marles et Antoine du Bois, architecte à Sainte-Austreberthe-les-hesdin.
Ce dernier a beaucoup travaillé dans la région, notamment aux églises de Douriez et de Vaulx, et surtout à la construction du château de Flers.

La terre de Bours fut habitée, d’abord par les hommes préhistoriques, puis les Celtes et les Gaulois.

Il resterait dans les bois environnants des vestiges de leur passage : les Tumuli.
Les Romains vinrent conquérir la Gaule se heurtant aux premiers résistants comme à l’Atrébate : en effet on a retrouvé des vestiges Gallo-Romains et une chaussée romaine en creusant la voie ferrée de Bours à Diéval.

beauvoirIsolé à l’écart du village, au dessus de la grand’route d’Auxi, le château de Beauvoir se compose d’un corps de logis briques et pierres d’agréables proportions, couvert d’un toit brisé.

La pierre domine sur les façades, où la brique n’apparaît qu’entre les fenêtres en grand panneaux verticaux.
L’avant corps central dont l’appareil à bossages continus encadre des baies jumelées.
Il est surmonté d’un fronton triangulaire dont les ramapans portent curieusement des oeils-de-boeuf.

Bellebrune :
Château de la villeneuve.

bellebruneLe village doit son agréable toponyme à une source (en allemand Brunnen) qui jaillit près de l’église.
Un peu à l’écart, le château de la Villeneuve est un sobre édifice construit en moellons sombres, dont l’aspect de robustesse tranquille évoque les gentillhommières des pays d’ouest.
C’est un long bâtiment, simple en profondeur, flanqué de deux ailes saillantes et couvert d’un toit d’ardoise à noues
L’ancienneté de la demeure par la relative rareté des fenêtres, ainso que par quelques discrets éléments de décor, frontons des lucarnes et encadrements à bossages de la porte d’entrée.

Les angles de la façade précisent la date de 1668, ainsi que les monogrammes du constructeur, François de la Villeneuve, capitaine des gardes du duc d’Aumont, gouverneur du Boulonnais, et de son épouse.
Délaissé au XVIIIè au profit d’un hôtel en ville, le château est loué à des anglais.
Les perquisitions révolutionnaires le trouvent inhabité et démeublé.
En 1805, alors qu’il est encore occupé par un cantonnement de sapeurs du camp de Boulogne, il est vendu à Louis-Audart de Dixmude, vicomte de Montbrun, qui le remet en état.
Sa petite fille, Laure Blin, de St Quentin, l’apporte en mariage à octave de Rouvroy, grand père de mme Gabriel de Prémont.
Planté au début du XIXè, le parc a été réaménagé en pelouses et bosquets de hêtres sous le second empire.
Par delà le vallonnement de l’étang, une longue perspective rejoint les frondaisons de la forêt de Boulogne.

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293Château de grand Rullecourt :

Situé aux confins de l’Artois et de la Picardie, à l’emplacement d’un ancien château fort flamand avec tours et pignons en pas de moineaux, le château de Grand-Rullecourt, inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, surveille la route d’Avesnes-le- comte à Lucheux qui constituait le fief des seigneurs de Rullecourt qui firent de généreux dons en terres à l’abbaye du Mont-Saint-Eloi

ouverture au public :

Monsieur et madame de SAULIEU mettent à votre disposition onze chambres d’hôtes dont six au château. Ils vous recevront également pour des séminaires d’entreprise.

Le château est ouvert au public en juillet et août tous les jours, sauf le lundi, de 14 à 18 heures.

Des événements ponctuels sont organisés.

contact

Mr & Mme Patrice de Saulieu Château de Grand-Rullecourt Place du Château 62810 GRAND-RULLECOURT
Tél : 03 21 58 06 37
Fax : 03 21 22 80 70 http://www.chateaux-chambres-hotes.com/
c.de.saulieu.gr@tiscali.fr

rullecourt2historique :

La dernière demoiselle de rullecourt épousa un seigneur d’Olhain dont la famille occupa le château jusqu’en 1537, année où Marie d’Olhain, à son tour, épousa Jacques de HAMEL DE BELLENGLISE.
Leur fille, Nicole, était dame d’honneur de Marie Stuart.
Elle la suivit dans sa captivité et, le jour de son supplice, la reine lui donna sa croix en diamants.

Dix générations de cette famille vécurent à Grand-Rullecourt. Durant les guerres de religion, Antoine de HAMEL, seigneur de Rullecourt, fut l’un des chefs de la Ligue.
Il mena une lutte acharnée contre les protestants et fut surnommé le « maréchal de la foi ».

Après le siège d’Arras en 1640, lors du retour de l’Artois à la couronne, Philippe de HAMEL de Grand-Rullecourt signa la capitulation de la ville circonstance qui lui procura le bonheur d’être le premier gentilhomme de cette province à avoir rendu son hommage au roi Louis XIII.

Les de HAMEL possédaient également une chapelle habitée par une Vierge miraculeuse -Notre Dame du Bon Secours- à Boubers-sur-Canche, lieu de leur caveau familial.

En 1759, le seigneur de Grand-Rullecourt, par lettres patentes du roi Louis XV, est fait marquis « Pour lui et les aînés mâles de ses descendants nés et à naître en légitime mariage, avec la faculté d’en appliquer le nom sur telles de ses terres et fiefs que bon lui semblera et de joindre à ses armes la couronne de marquis ».

Le 7 décembre 1939, le roi d’Angleterre, Georges VI, selon un message de guerre qui passa à la radio pour annoncer sa visite « quelque part en France » afin de rencontrer ses troupes sur le front, s’arrêta à Grand-Rullecourt vers 11 h 30 sur la place pour passer en revue un groupe motorisé stationné dans le village depuis quelques jours.
Ensuite, il s’en est allé déjeuner au château du Cauroy en compagnie de Sir Chamberlain.

Maître et madame BUNEAU, le vendirent à Patrice et Chantal de SAULIEU et leurs enfants le 24 décembre 1987.

architecture :

Château 18ème, simple en profondeur, le corps de logis est élevé d’un rullecourt4rez-de-chaussée et d’un étage carré ; il les développe en façade sur dix travées réparties de part et d’autre de l’avant corps, et se prolonge par deux ailes de trois travées en retour sur la cour.

Sur les murs de briques, la pierre apparaît en bandeaux horizontaux et en chaînes verticales appareillées en besace aux angles et en demi-harpe de part et d’autre des baies.
Les toitures sont munies de lucarnes de pierre.
L’avant-corps est surmonté d’un fronton armorié (sur le parc) et du monogramme de l’un des propriétaires, Calluaud-Duchesne et de La Motte (sur la cour). L’intérieur a conservé de vastes pièces.

parc

La restauration des jardins reste à faire.
Il ne reste de leur splendeur passée qu’un arbre devenu unique en Europe l’aubépine du Mexique, essence en vogue au 18ème siècle.

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61Montreuil sur mer :

Installée sur un promontoire dominant la Canche, non loin d’Étaples, Montreuil jouit d’une position géographique privilégiée.
La ville est isolée des plateaux voisins par les vallons d’Écuires et de La Madelaine.
Cette position naturelle de commandement lui donne une vocation défensive inévitable.

Bien que situé à plus de 10 km de la mer, Montreuil fut pendant longtemps un port maritime de première importance.
Les bateaux naviguaient jusqu’au port sur la Canche qui ne permet plus aujourd’hui que la navigation de barques de pêche et des kayaks.
Cette particularité explique le nom usuel de Montreuil- sur-Mer.
Ce fut même en 987 lors de l’accession au trône de France de Hugues Capet, le seul port de mer du domaine royal.

Histoire :

Montreuil est cité pour la première fois en 898 dans les Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast.
La ville, déjà fortifiée, devrait son nom à un « petit monastère » (monasterolium).
On sait que quelque temps plus tard, après 913, les moines de Landévennec (Finistère) y trouvèrent refuge après la destruction de leur monastère par les Vikings.

Le comte Helgaud semblait l’avoir déjà dotée d’une enceinte et d’un château comtal.
C’est à cette époque que commence alors la carrière militaire de la ville qui verra se succéder au cours de six siècles de guerres médiévales de nombreuses constructions.

En 980, Montreuil est rattaché au domaine royal.

Au début du XIIIe siècle, Philippe Auguste afin de protéger cette façade maritime de premier plan édifie un puissant château royal dont il reste aujourd’hui des éléments significatifs.

Le 19 juin 1299 Accord de Montreuil-sur-mer entre Philippe IV de France et Édouard Ier d’Angleterre.

Les nombreuses reliques, si pieusement vénérées au Moyen Âge et que détenaient ses nombreux lieux de cultes, attiraient les pèlerins et conféraient à la ville un caractère de sainteté.
La population va dépasser les 10 000 habitants (pour moins de 3 000 en 1999).

En 1435, Montreuil passe dans les possessions des Bourguignons par le traité d’Arras.

En 1467, une catastrophe naturelle provoque l’effondrement d’au moins six édifices religieux.
On ne sait pas aujourd’hui s’il s’agit d’un tremblement de terre ou un effondrement de couches souterraines.

À la fin du Moyen Âge, l’ensablement de la Canche entraîne le déclin de la ville.
Le commerce maritime périclite, la ville se retranche sur elle-même.

Histoire (suite) :

En juin 1537, les troupes de Charles Quint et d’Henri VIII mettent le siège au pied de Montreuil.
Contrainte de se rendre, la ville est en grande partie détruite.

La peste frappe la ville en 1596.

En 1567, Charles IX ordonne alors l’édification d’une citadelle sur l’emplacement de l’ancien château du XIIIe siècle.
Vers 1670, Vauban perfectionna l’œuvre de ses prédécesseurs en remaniant la citadelle et en y ajoutant une poudrière et un arsenal.

Au XVIIIe siècle, malgré l’ensablement de la Canche et le déclin du port la prospérité de la ville lui permet de se parer de nombreux hôtels particuliers.

Montreuil changea de dénomination pendant un peu plus d’un an (de fin 1793 à début 1795), pour s’appeler Montagne-sur-Mer.
La ville reprendra son ancien nom le 5 février 1795 suite à une pétition du conseil général à la Convention justifiée par les difficultés qui résultent de ce changement.

Le flan droit du Camp de Boulogne est installé à Montreuil en 1803 et redonne à la ville un peu d’animation. Les maréchaux Soult et Ney y ont leur quartier général.
Au XIXe siècle, la quête du progrès provoque la destruction d’une partie des bas-remparts afin de permettre le passage de la ligne de chemin de fer Arras-Étaples mise en service le 5 août 1878.

Montreuil tombe alors pour plus d’un siècle dans une léthargie que seule devait troubler, pendant la Première Guerre mondiale, la présence dans ses murs, du grand quartier général britannique sous le commandement du maréchal Douglas Haig.

Les remparts :
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Les remparts de Montreuil-sur-Mer offrent aux yeux des visiteurs un ensemble exceptionnel de fortifications.

les vieux murs se sont, au fil du temps, transformés pour être adaptés aux progrès techniques.
C’est ainsi que Montreuil-sur-Mer a la chance d’avoir préservé près de mille ans d’évolution de la fortification.
A travers celle-ci, on peut également lire l’histoire même de la cité car chacune des campagnes de (re)construction correspond à une étape importante du passé de la ville.
La naissance des remparts de Montreuil-sur-Mer semble correspondre avec la naissance de la même ville.

La porte de Boulogne :

La construction des hautes murailles autour de la cité, nécessita inévitablement le percement de portes permettant l’accès intra et extra muros.
Ces ouvrages furent souvent le maillon faible du dispositif défensif des villes.
Montreuil-sur-Mer en compta une dizaine.
La porte de Boulogne fit partie de celles-ci, elle est la dernière restante.

La citadelle :

montreuil2L’histoire de Montreuil-sur-Mer débute en 898.
La ville, déjà fortifiée, résiste victorieusement à une attaque de Vikings.
En 987, lorsque Hugues Capet monte sur le trône de France, Montreuil- sur-Mer en sa possession depuis sept ans devient pour deux siècles le seul port de mer du domaine royal.
Un château royal est édifié afin de protéger cette façade maritime de premier plan.
Des châteaux primitifs, aucune trace n’est conservée.

Le casernement allemand :

La 2ème Panzer division entre à Montreuil-sur-Mer le 22 mai 1940 ; les Allemands resteront 4 ans. Plusieurs divisions d’infanterie se succèdent, l’état-major investit l’hôtel Acary de la Rivière.
La ville héberge une Kreiskommandantur et son peloton de Feldgendarmen. Dès juin 1940, la pression allemande sur la main d’oeuvre et les réquisitions iront en s’accentuant.
Le couvre feu est institué.
juillet 1940, Hitler projette d’envahir l’Angleterre, c’est l’opération « Seelöwe ».
Montreuil-sur-Mer est alors en zone interdite dite « zone rouge ».
En octobre 1943, l’organisation TODT est chargée de creuser un casernement sous la ville, le Festung Pionier en est le maître d’oeuvre.
Une tranchée dans les glacis est pratiquée en accès vers La Madelaine-sous-Montreuil.