Mardi 13 mars 1906 :
les funérailles.
Ce fut une journée de desespoir et d'accusation violente.
La voix populaire s'est fait entendre, implacable, réclamant vengeance, réclamant justice.
Et sur la douleur, tantôt silencieuse, tantôt exapsérée de la foule innombrable des veuves et des orphelins, la neige tombe interminablement.
Récit :
La foule est nombreuse et violemment émue.
Tout le monde pleure.
Les cercueils sont emprtés sur des civières devant l'autel aménagé sous les hangars.
Sur les cerceuils, la mention "inconnu" est inscrite.
l'office religieux dure presque trois quart d'heures.
Il se termine par des discours officiels.
Le cortège se dirige ensuite vers le cimetière.
le trajet ne se couvre pas sans difficultés.
De nombreux gendarmes assurent le service d'ordre le long de la route.
Il est presque 14h quand la dernière "bière" est aligné au fond de la fosse commune.
Sur le talus qui domine le trou béant, un rescapé dont le fils est resté mort sous la terre, prononce un violent discours contre les dirigeants.
Une nouvelle stupéfiante se répendait dans toute la région.
On venait de remonter du puit N°2 a Billy Montigny, 14 disaient les uns, 17 disaient les autres, qui avaiant survécus 20 jours dans cette enfer qu'on croyais à tout jamais fermé comme un inviolable tombeau.
comment pouvait t'on admettre que depuis la catastrophe, des hommes avaient pu survivre dans cet atmosphère de fumée et de gaz irrespirable qui régnait dans les fosses 2, 3 et 4.
Les ingénieurs avaient fais sceller les orifices des puits.
Et voici que sortent 13 hommes, hâves, décharnés, mourants, 13 spectres qui se dressent devant ceux qui ont assumés la direction des travaux de "sauvetage" pour leur demander compte de leur épouventable incurie.
Alors que Monsieur reumaux, lui-même, affirmais au lendemain de la catastrophe qu'il y avait encore des survivants, on a piétiné, hésité, palabré, et on a rien, absolument rien fait qui eût permis d'arracher à l'abime, peut être des centaines de travailleurs.
C'est ce que tous disent aujourd'huy à haute voix.
Et c'est ce qui ne peut rester impuni.
Vers la résurrection :
Sur la route de lens à billy, la foule accourt, femmes et enfants de mineurs, poussés par l'espoir que,dans le nombre de ceux qui ont miraculeusement échappé à la catstrophe, se trouvera un fils, un époux qu'ils pleurent depuis 20 jours.
dans la salle de consultation des nourrissons on a à la hate installé 15 lits.
Sur ces couchettes, sont étendus des hommes dont la vue est véritablement saisissante.
hâves décharnés, au fond des orbites excavés, brille un regard où se lit encore l'épouvante de 20 jours d'agonie.
Ils sont méconnaissables.
Tous ont des figures effrayantes à voir.
Ils sont tout noirs, les yeux éteints, les membres ankylosés.
On lit sur leurs visages, l'expression d'une souffrance indicible.
Ils travaillaient a une vingtaine d'hommes dans la fosse N°3, à l'étage de 280 mètres, dans la veine Cécile où le feus'est déclaré.
Le samedi 10 mars vers 6h30, une effroyable détonation en même temps qu'un grand remou se produisait dans l'atmospère.
Les serrements venaient de sauter.
Ils sont descendus à l'étage 306 ou était exploité la veine joséphine.
Il étaient 20 hommes qui se sont séparés en deux groupes. un de 5 et un de 15 hommes.
Ils se sont nourris d'avoine qu'ils avaient emportés dans leurs poches et rongé des écorces arrachées aux montants du boisage.
Ils dormaient peu et la soif els faisaient cruellement souffir.
Au point qu'a un moment ils ont du boire leur urine.
Au moment ou ils allaient être à bout de force, ils ont atteint dans la voie de fond de Joséphine, le retour aboutissant à la veine Julie et à l'accrochage de 306 du N°2.
Tel est le récit fait par un des héros de cette terrifiante odyssée.