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La catastrophe de Courrières

Le 10 mars 1906, à Courrières, une terrible explosion provoque la mort de 805 mineurs. On dénombre seulement 20 rescapés.

Vingt jours plus tards, 13 hommes remontent miraculeusement de cet enfer.


Récit :

L'explosion a été telle que la cage de l'ascenseur à été projeté à 10 mètres en l'air. Derrière ce projectile, un torrent de gaz arrivait comme une trombe.

Il était 6h30 du matin.

La situation devint encore plus grave quand on vit remonter trois ouvriers hagards qui racontèrent qu'une explosion terrible s'était produite du côté du N°3.

D'abors renversés par le courant d'air,ils avaient voulu gagner l'accrochage qui était comme une fournaise.
Ils finirent par atteindre les echelles avec peine en passant à travers d'éboulements et sur des monceaux de cadavres.

L'orifice du puit N°3 offre un spectacle effroyable.
Partout, des cloisons abattues, des pièces métalliques tordues arrachées de leur attaches jonchent le sol.
Le puit est impraticable.
De toute part arrivent des matelas et des civières.

Les ingénieurs anxieux, attendent au puits N°4 les coups de trompent que donnent l'équipe qui est à l'accrochage 300.
Enfin le signal, lentenment la cage apparaît.
10 mineurs affreusement brulés, la figure noircie, les vêtements en lambeaux en sortent.
Spectacle insuportable pour les spectateurs même aguéris à ce genre d'accident trop fréquents.
La cage redescend à trois reprises remontant à chaque fois une douzaine d'hommes.

premier bilan à cet instant : 47 sauvés sur 852 mineurs descendus.

Au fond c'est le chaos.

Il est 10h30 quand le prefet de l'époque arrive sur les lieux.
La foule qui a vu "les rescapés" sortir du carreau menace d'enfoncer les grilles et les gendarmes ont beaucoup de peine à retenir le flot toujours croissant de femmes,d'épouses et de mères dont le desespoir envahit les coeurs.

Encore 680 mineurs ne sont pas remontés.

Quand les sauveteurs purent enfin pénétrer sur les lieux du drame, c'est un spectacle plein d'horreur qu'ils découvrent.
Parmi les cadavres affreusement mutilés et déchiquetés, quelques blessés râlent.
c'est d'abord vers eux que les sauveteurs tentent d'aller mais l'air est absolument irréspirable et au bout de quelques mètres les sauveteurs sentent un début d'asphyxie.

Successivement on en remonte 14 dont l'état est épouventable.
La peau se détache;tache par lambeaux, le sang coule par filets de leur bouche.
L'un d'eux est comme scalpé, d'autres brulés profondément.

On les place sur des civières et on els transporte à la lampisterie où les médecins s'empressent autour d'eux.
après les avoir pansés, les voitures d'ambulance les emportent à leurs domicile.

Chaque fois qu'une voiture passe on s'empresse de demander le nom.
Les sanglots redoublent et un frisson d'intense émotion fait jaillir les larmes de tout ceux qui assistent au spectacle.
mais le lugubre défilé cesse.
Les deux derniers rescapés soutenus par leur camarades regagnent leur foyer.

c'est finit !

tout les vivants ont étés remontés.
Il ne reste plus que des morts et quels cadavres.
Des corps en lambeaux,des troncs noircis et déformés auxquels ne tiennent plus que des membres brisés, des cranes défoncés, des visages tuméfiés sur lesquels il est impossible de mettre un nom.
Quelques uns gardent encore la position dans laquelle ils ont été surpris.

Repliés sur eux même, les bras en avant comme pour se couvrir dans un geste désespéré de défense.
On les emporte sur des civières dans un linceul et on essaiera plus tard d'identifier les "moins abîmés".

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