Histoire du pas de calais |
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Les Loisirs : |
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L'histoire du canton de vimy
Ce canton comprend une partie de la Gohelle.
Gauwaria, juridiction forêstière qui tire son nom du vieux mot gaw ou gault, bois.
Cette immense forêt fut défrichée d'abord sous la seconde race par les soins des grands forestiers de Flandre, ensuite par els travaux des moines qui y obtinrent des cocnessions de territoire très étendues à charge des exar tandi.
La Gohelle s'étendait sur les territoire d'Acheville, Aix, Arleux, Bois-Bernard, Bouvignies, Boyeffles, Builly, Drocourt, Fresnoy, Gavrelle, Givenchy, Gouy-Servins.
L'origine de la plupart des noms de lieux attestent l'ancien état de la contrée.
Ce territoire fut dévasté en 1213, par l'armée de Ferrand, comte de Flandre, en 1303 par les flamands, qui, pendant cinq jours, se livrèrent dans le pays à tous les excès, coupant les arbres, détruisant les châteaux, et livrant les villages aux flammes.
Il fut saccagé, en 1370, par une division anglaise et eut beaucoup à souffrir des mouvements des armées en 1648.
Ablain-saint-Nazaire :
Ablanium et dans le gaulois des chartes Ablag, Ableng, Ablaing et Ablins.
Le sire Sicher, d'Ablain, joûte au tournoi d'Anchin en 1096.
Le château, bâti au XIè siècle, était déjà en ruine sous Louis XIII.
Un petit hospice pour les aliénés avait été fondé en ce village, vers l'an 1270, par Hughes d'Ablain, chapelain de la cathédrale, et l'un des bienfaiteurs de l'hôtel Dieu.
Cet établissement existait encore au XVIè siècle.
En 1525, Louise de Bourbon, dame de Carency, pour remercier dieu de la guérison d'une affection mentale, fit construire une belle église en remplacement de la petite chapelle qui était sous l'invocation de St nazaire.
Ce monument d'architecture gothique, d'un style pur, offr de riches détails.
Le portail est une oeuvre remarquable, il a malheureusement subi quelques mutilations au temps ou les saints de Pierre n'étaient pas plus que les hommes à l'abri de la décollation.
Acheville :
Axevilla, Hacqueville, de Haga, haie, bois.
Eustache, comte de Boulogne, et ide, son épouse, accordèrent, en 1070, à la collégiale de Lens, qu'ils venaient de fonder, des terres labourables sur ce village.
L'autel appartenait à l'abbaye d'Hénin à la fin du XIè siècle, et un religieux desservait la cure.
Cette possession fut confirmée en 1129, par l'archevêque de Rheims.
En 1326, Jean de Fampoux, abbé d'Hénin, fit bâtir la chapelle Notre-Dame.
La terre d'Acheville fut successivement possédée par les maisons de Neuville, de Lannoy et de Bournonville.
Acq :
Aque via, ascum, asc, sur la Scarpe.
En 862, Bauduin bras-de-Fer, ayant défait l'armée de Charles-le-Chauve, à Berthonval, juxta ascum, disent les chroniques, fit élever, comme trophée de sa victoire, els deux grandes pierres, que l'on voit se dressant, près du chemin d'Acq à Ecoivres, et que l'on nomme les pierres d'Acques.
Elles sont en grès, de grosseur illégale de dix à douze pieds, et assez rapprochées l'une de l'autre.
Les amateurs d'antiquités celtiques ne voient dans ces pierres qu'un monument druidique du genre de ceux que l'on appelle peuleven ou pierres levées.
L'aprise ou enquête de 1269, relative à la haute justice d'Aubigny, nous fait connaître comment s'exerçait alors, la vindicte publique.
Trois hommes ayant été tués à Asc, les gens du comte de St Pol y furent bruler une petite maison.
Le lendemain, les gens du comte d'Artois, pour ne pas forcôre ses droits, s'y rendirent armés, en brûlèrent deux autres, et firent une saisine ou exécution militaire sur le village, où ils restèrent plusieurs jours vivant à discrétion.
Acq avait une prévôté dépendante de l'abbaye de St Eloy.
Deux maisons étaient tenues au châpitre d'Arras.
Cette terre a autrefois relevé de celle d'Ecoivres.
Les comtes de Moreuil l'ont possédé longtemps.
Elle avait sa coutume rédigée en 1507.
Arleux-en-Gohelle :
Arleusium, Arlodium.
Ce village, qui date de la période franke, était soumis à deux juridictions.
Le Bas Arleux, dépendait du chapitre de St Pierre, de Lille dès le XIIè siècle.
Cette collégiale y possédait une ferme, sous la cour de laquelle existent de vastes souterrains.
Le Mont d'Arleux, anciennement appelé, le pouvoir de l'évêque, était tenu de l'évêché d'Arras.
Vers 1445, Fortigaire, évêque d'Arras, affecta à des services pieux le revenu de quelques terres situées à Arleux.
Ce village eut aussi sa coutume en 1507.
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