Histoire du pas de calais |
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Les Loisirs : |
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L'histoire du canton de Marquion
Ce canton faisait en entier partie de l'Ostrevent.
Il était traversé par les voies romaines de Cambrai à Tournay, et par celle dite de l'écluse.
Il est arrosé par la Gache, le Cojeul et la Sensée.
Au mois d'avril 1340, les français mirent ce pays à feu et à sang.
Tout ce qui dans l'Ostrevent, n'était pas lieu fortifié, fut entièrement saccagé.
Baralle :
Barala.
Sur le ruisseau d'Hurtevent.
Au commencement du VIè siècle, le roi Chlodwig y fonda avec magnificence un monastère sous l'invocation de St Georges, qui fut institué par St Vaast.
Les Normands surprirent cet asile en 881, le monastère fut livré aux flammes, les religieux qui avaient tenté d'échapper par la fuite, furent atteints près du village et massacrés à l'endroit nommé la chapelle des morts.
Telle est la tradition.
Balderic en diffère sur les circonstances de la catastrophe.
Au temps de l'évêque Dodilon (881-82), les religieux de Baralle, voyant que les normands désolaient la province et que leur fureur s'attaquait de préférences aux choses saintes, profanant les vases sacrés, incendiants les temples, renversants les monastères, ils se retirèrent à Cambrai, chargés des reliques de leur église et des choses les plus necessaires.
Après avoir quelques temps demeuré dans cette ville, estimant que les ennemis avaient quitté la contrée, ils demandèrent la permission de retourner en leur maison.
L'évêque ne voulant pas y consentir, les engagea à différer leur départ, disant qu'ils devaient se méfier de la malice des barbares, que leur retraite subite lui était suspecte et lui cachait quelque ruse.
Se rendant aux raisons du bon évêque, les moines demeurèrent encore.
Mais peu de jours après, ils vont de nouveau trouver Dodilon pour l'asurer que l'ennemi était retiré et que tout était tranquille dans le pays et que leur retour ne serait pas inquiété.
A quoi l'évêque répondit :
- Quelle témérité vous entraîne!
Je ne crois pas ce que vous avancez, certainement vous petes dans une étrange erreur.
Je vous engage à demeurer encore.
Près de moi, rien de ce qui vous sera necessaire ne vous manquera.
croyez que ces hordes de barbares sont aussi rusées que féroces et que vous n'avez attendre d'elle merci aucune, si vos tombez imprudemment entre leurs mains.
Vous porterez la peine de votre témérité, et le repentir viendra trop tard.
Comme les religieux redoublaient leur importunités affirmant que les routes étaient sures, il ajouta.
Puisque telle est votre résolution, qu'il en soit ainsi.
Mais je retiendrai en gage la précieuse relique que vous avez amené dans la crainte que ce trésor ne soit perdu si les normands recommencaient leurs courses.
A peine eut-ils fait trois milles, que rencontrés par les barbares, ils furent impitoyablements égorgés.
Leur monastère fut détruit.
Toues les environs, à part les lieux fortifiés, furent mis à feu et à sang.
Au temps ou vivait Balderic, XIè siècle, on voyait encore de beaux restes de ce monastère.
Longtemps ses murs en ruines dirent sa déplorable histoire.
Les colonnes de marbre de son temple, gisant sur le sol, rappelèrent à d'autres générations la fureur des hommes du nord.
Les biens de cet établissement furent, quelques années plus tard, attribués à la manse canoniale de Cambrai par l'évêque Dodilon, du consentement du roi.
Un chevalier nommé Jehan éétait en 1079, seigneur de ce village, qui ensuite fut tenu en fief du comte d'Artois par Mathieu de Montmirail, comte d'Oisy, en 1244.
Baralle, avec Buissy, formait au XVè siècle un échevinage dont les coutumes firent réfigées en 1507.
Bourlon :
Burgus longus.
Amand de Burlong, chevalier, figure au tournoi d'Anchin en 1096.
Cette terre relevait de la châtellerie d'Oisy en 1244.
Eslimont ou Elimons, cense.
Le roi Pépin, par un diplôme de 691, donne à l'église de St Pierre de Cambrai sa terre située inter Elimontem et Salicurtem, in pago atrebatensi.
Cette cense etait encore mentionnée dans une donation de l'an 1159.
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