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Boulogne sur mer :

Château de Capécure.

Le château a été détruit au cours de la seconde guerre mondiale.

Sur un terrain acheté en 1745, un château a été construit peu après pour le soieur Décajeul.
On est assuré que le château existait en 1763.
A la veille de la révolution, vers 1781-1783, Giraud-Sannier y procéda à quelques réparations, notamment aux toitures et à des corniches de plafond.

Au moment du camp de Boulogne, le château fut réquisitionné puis acheté par la marine pour en faire un parc d'artillerie.
En 1818, il fut adjugé par le gouvernement français à M.Sansot, ancien officier de la garde impériale, puis colonel de la garde nationale de Boulogne, mais dès 1831, il fut acquis par un gentilhomme anglais, Edouard Darvall.

En 1844, il passa à Charles Lehocq.
Dix ans plus tard, il fut loué par le quartier général de Napoléon III et le souverain y reçut les roi des belges, celui du Portugal et diverses autres personnalités des cours européennes.
Au cours des années suivantes, le château fut loué à un monsieur Martini qui en fît un hotel de voyageurs, l'hotel Brighton.

Le dernier propriétaire en fut le Dr Menne, au nom de son épouse, Mlle pichon; il était alors utilisé pour les besoins de la marée, c'est à dire du commerce de poisson.

Les bombardements de la dernière guerre l'ont détruit; il n'en subsiste qu'une cheminée, quelques lambris et une pierre sculptée qui ont été replacés au château de Doudeauville.


Château médiéval description :

le château de Boulogne est de plan polygonale; ses neufs angles sont marqués par d'autant de tours cylindriques qui, autrefois, commandaient les courtines.

Cinq de ces tours ne sont plus visibles, puisqu'elles sont englobées dans le blindage du XVIe.
Il est dépourvu de donjon, ses courtines étaient ceintes par un fossé rempli d'eau.

A l'intérieur, l'esplanade avait été remblayé sur une hauteur de 8 m environ afin de mettre à l'abri des innondations.
Un pont moderne a remplacé le pont dormant et le pont-levis primitifs; dans ses piles, on remarque cependant la présence de passages que l'on pouvait relier à des poternes .

Ainsi pouvait-on tenter de prendre à revers des ennemis qui se seraient emparés de la barcane.
Un nourdage a du exister au-dessus de la porte; le passage était défendu par des vantaux de bois, une herse et des archères; des postes occupaient le rez-de-chaussée des tours.

les deux salles inférieures des tours sont couvertes par des coupoles, la troisième était coiffée d'une poivrière. Des escaliers faisaient communiquer les sous-sols des bâtiments avec la cour, des poternes les emttaient en liaison avec les douves; c'etaient des magasins voûtés en plein cintre qui s'allongent sous la presque totalité des bâtiments, à l'exception des tours de l'entrée et de l'endroit où se situe la barbière.

A certains endroits, des remaniements ultérieurs les ont étranglés, ce qui pouvait être utile en cas de pénétration des ennemis, mais, à 'origine, leur largeure était uniforme.
A gauche de l'entrée, sous al grande salle, s'étend une vaste pièce de 20m sur 10 et haute de 7m, la Barbière.
trois colonnes isolées la divisent en huit travées voûtées d'ogives.

C'est dans un état bien défiguré que nous est parvenu le château de Boulogne; son intêret était considérable.
Il reflétait les nouvelles tendances de l'architecture militaire inaugurées par les ingénieurs de Philippe Auguste.
Jusque là, le château était très vaste parce qu'il était destiné, en cas d'attaque, à servir d'abri à la population.

Désormais, il tend à se contracter, à n'être plus qu'un instrument militaire au service de son détenteur.
Comme les châteaux de Fère-en-tardenois et celui, un peu plus jeune, de Castel del Monte bâti par frederic II, le château de Boulogne fut conçu suivant un plan polygobal et on ne le dota pas d'un donjon, chacune des tours jouant en quelque sorte son rôle.

Ce type de forteresse ne connut qu'un succès limité au XIIIe, mais il devint à la mode à la fin du moyen âge.
dans le nord de la france, outre Hardelot, oeuvre également de Philippe Hurepel, les châteaux de olhain, Créminil, etaples et Blacourt utilisèrent cette formule.
le château de Boulogne peut être considéré comme la source de la citadelle de Vauban.

château médiéval :

Propriété de la ville.
Situé en milieu urbain, appartient à la haute ville.


Avant la conquête romaine, il existait à l'emplacement de la ville actuelle deux bourgades, l'une Gesoriacum située dans la vallée, l'autre, Bononia, juchée sur un éperon rocheux.
Il semble que la ville haute romaine ait connu plusieurs enceintes successives, d'abord celle d'un camp militaire retranché, puis celle du IIIe siècle un peu plus vaste que la dernière qui devait dater du Ve. De l'implantation romaine subsiste le dessin du reseau des rues.

La muraille la plus récente enferma le castrum des comtes de Boulogne; à l'intersection du cardo et du décumanus fut érigé le donjon.

A proximité de celui-ci, on implanta une collégiale, saint-Wulmer; comme la surface disponible était trop vaste, on établit aussi à l'intérieur des murailles l'abbatiale Notre-dame, la gilde des marchands et des maisons.

En 1223, Louis VIII autorisa son demi-frère Philippe Hurepel à prendre possésion de ses biens.
Cinq ans plus tard,le jeune comte entra dans la rebellion ourdie contre Blanche de castille.
Il estima necessaire d'assurer les bases de sa puissance par une active politique de constructions militaires à calais,Hardelot, au Mont-Hullin; à Boulogne il renouvela l'enceinte et il entreprit la construction d'un château.
Le vieux donjon devenu inutile fut abandonné aux bourgeois qui surmontèrent ses deux niveaux romans voutés en plein cintre d'un nouvel étage gothique pour en faire leur beffroi.
Au XVIIIe, l'ensemble fut surhaussé d'une construction octogonale.

Dans ses grandes lignes, l'enceinte de Philippe hurepel repris les contours de celle du Ve siècle, elle dessine un rectangle flanqué de tours semi-cylindriques et chaque face est percée d'une porte ouverte entre deux tours.
l'ensemble a été plusieurs fosi remanié au cours des siècles suivants, notamment au XVIe.
Le crénelage des courtines a disparu, les portes ont été plus ou moins défigurées.

C'est à l'angle oriental de cette fortification, là ou elle s'infléchissait de façon concave et qui constituait son point faible bien qu'elle fut protégée par des marais, que Philippe Hurepel construisit son château.

Le choix du site était excellent : la forteresse était en communication directe avec la ville fortifiée qu'elle commandait, elle en défendait le seul front vulnérable et elle était couverte par les marais.
Une source d'eau à l'intérieur mettait les hommes à l'abri de la pénurie en cas de siège.
Le château dut être achevé en 1231, mais il ne fut guère habité.

Hurepel mourut en 1234 et sa veuve mahaut n'y résida que lorsqu'elle fut abandonnée en 1248 par son second époux devenu roi du portugal.
La guerre de cent ans, puis les hostilités continuelles du XVIe, lui permirent de jouer un rôle assez actif; la première ne lui causa que des dégats minimes, les secondes lui valurent d'importantes transformations.

Entre 1515 et 1544, pour le mettre à l'abri des projectiles de 'lartillerie, on empâta totalement son front extérieur par un énorme blindage de pierre : cinq tours se virent ainsi réduites à l'état de niches englobées dans d'épaisses maçonneries.
Pendant la courte période durant laquelle ils furent maîtres de la place, les anglais réparèrent les dégats commis par le siège de 1544 et ils plaquèrent contre les remparts des remblais de terre destinés à porter de l'artillerie.

Ces travaux furent poursuivis jusqu'en 1565, les français étant redevenus entre-temps maîtres des lieux.
C'est ainsi que l'on construisit en direction des marais un vaste bastion appelé le Fer-à-Cheval.
Actuellement, le monument aux morts occupe pariellement son emplacement.

La forteresse fut alors négligée, les ruines s'accumulèrent.
Vauban songea cependant à l'incorporer dans son système.
Louis XIV en ordonna les destruction.
Les ouvrages externes disparurent en 1689.
Les habitants craigant de se voir livrés à la merci d'ennemis éventuels, obtirent du roi qu'il revînt sur sa décision.
Le château fut aménagé en caserne.
Le génie militaire lui infligea de regretables transformations au XVIIIe et XIXe.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, il a servi de maison d'arrêt.

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