Les lycées d’enseignement professionnel

Inscription au lycée d’enseignement professionnel (LEP ou LPA)

 

 

L’admission d’un élève dans un lycée professionnel (LEP, LPA) dépend :

 

De la décision d’orientation qui préconise un type d’enseignement à suivre à la sortie du collège,

De la décision d’affectation prononcée par une commission départementale en fonction de la décision d’orientation,

Des possibilités d’accueil des lycées du district scolaire.

 

Conditions d’admission

 

L’admission dépend aussi de l’inscription de l’élève par sa famille auprès de l’établissement lorsqu’elle a eu notification de la décision d’affectation.

 

 

Pour les titulaires d’un CAP, BEP ou BEPA

 

Dans certains lycées, des classes dites passerelles, la 1ère d’adaptation, la 1ère technologique ou la 1ère BTA, permettent de préparer :

 

Un baccalauréat technologique, ou un brevet de technicien dans votre spécialité.

 

 

Admission au lycée d’élèves titulaires d’un CAP ou d’un BEP

 

Pour être admis en 1ère d’adaptation ou 1ère technologique ou 1ère BTA, vous devez posséder le BEP et bénéficier d’un avis favorable du conseil de classe.

 

Les études durent deux ans.

 

En cas de domiciliation des parents à l’étranger

La domiciliation des parents à l’étranger ne peut être une cause de refus d’inscription d’un enfant soumis à obligation scolaire.

 

Chaque enfant est inscrit :

 

Soit dans la commune où ses parents ont une résidence,

Soit dans celle du domicile de la personne qui en a la garde,

Soit dans celle où est situé un établissement destiné plus particulièrement aux enfants de Français de l’étranger.

Les fanfares

Instruments de musique

Témoins ancestraux de l’activité musicale des hommes, les instruments de musique n’ont cessé d’évoluer au cours des siècles. Manifestant une continuité remarquable, chaque famille instrumentale a conservé les caractéristiques fondamentales des instruments originaux. Sans mettre en cause l’usage des instruments de musique traditionnels, l’apparition, au XXe siècle, de la « lutherie électronique », et plus particulièrement de l’ordinateur, tend à donner un sens nouveau à la notion même d’instrument de musique.

Objet fabriqué servant à émettre des sons musicaux ou utilisé à cet usage.

Origines
Dès les temps les plus reculés, les hommes ont cherché à exploiter les caractéristiques acoustiques des objets naturels ou des matériaux les plus rudimentaires : tige de roseau transformée en flûte, pierres et brindilles servant de bruisseurs, tronc d’arbre creux battu à l’aide de mains ou de verges, os utilisés en sifflet, peau de chèvre tendue dans un cadre, cornes de bovidés servant de trompes, etc.

 

Les fouilles archéologiques ont permis d’apprendre que les premières civilisations possédaient déjà des instruments élaborés, telles ces harpes découvertes dans les tombes de l’Égypte des pharaons. L’image du roi David jouant de la harpe est l’une des plus connues. Dans l’Antiquité gréco-latine, la place de l’instrument de musique dans la vie quotidienne, religieuse ou profane, est attestée par les représentations graphiques ou architecturales. La légende voulait d’ailleurs que les dieux de l’Olympe aient eu leur part dans la naissance des bois et des cordes : la nymphe Syrinx, changée en roseau pour se soustraire à l’amour de Pan, donna ainsi naissance à la flûte de Pan ; Triton, divinité de la mer, sonnait dans une conque, ancêtre de la trompe ; le culte d’Apollon était célébré au son de la lyre et de la cithare, celui de Dionysos au son de l’aulos (« flûte »). Fresques, bas-reliefs et statues témoignent de l’importance prise dans les anciennes sociétés occidentales et orientales par les instruments de musique, qu’ils soient à cordes, à vent ou à percussion, qu’ils aient un rôle rituel ou une origine divine liée à une fonction magique (telle la conque de Vichnou), et qu’ils soient supports de chants guerriers, d’hymnes sacrés, de danses ou de jeux.

 

Évolution

 

Depuis les premières civilisations, chaque tradition musicale n’a cessé d’évoluer, alors que les différentes familles instrumentales ont globalement conservé les mêmes principes fondamentaux, notamment en ce qui concerne le mode de production du son, caractéristique essentielle des instruments de musique. Il en est ainsi d’instruments aussi différents que la harpe ou la flûte traversière, dont les formes modernes témoignent des trésors d’ingéniosité déployés par les facteurs pour adapter les instruments aux exigences de l’évolution musicale, mais dont les principes fondamentaux demeurent ceux de l’origine. Cette constante adaptation dessine une véritable généalogie des instruments de musique, qui, souvent, dévoile de fascinants parcours intercontinentaux. Dans leur grande majorité, les instruments traditionnels sont en effet issus d’instruments qui, en circulant de civilisations en civilisations, se sont adaptés aux différentes conditions musicales et ont donné naissance à une grande variété de répliques. C’est ainsi que le luth européen tire son origine du oud, instrument à cordes pincées arabe, très répandu aujourd’hui encore au Proche-Orient et au Maghreb. Le oud est lui-même issu d’un luth archaïque créé sans doute dans le sud de l’Inde vers le IIe siècle de notre ère et qui, suivant la route de la soie, a également donné naissance à deux instruments fondamentaux de la musique extrême-orientale : le p’ip’a chinois et le biwa japonais. La généalogique des instruments de musique rend ainsi compte des réseaux d’échanges entre les différentes sociétés humaines.

 

Certains instruments ont toutefois disparu, du fait de leur incapacité structurelle à s’adapter aux exigences de l’évolution musicale. Tous, néanmoins, ont trouvé un prolongement dans ceux qui les ont supplantés. Au sein de la musique occidentale, la viole de gambe et le clavecin offrent sans doute les deux exemples les plus frappants de ce processus.

 

Particulièrement en faveur au XVIIe siècle, la viole de gambe a amorcé son déclin dans le premier quart du XVIIIe siècle, lorsque, les progrès de la facture aidant, les compositeurs ont compris tout le parti qu’ils pouvaient tirer des capacités expressives et des qualités de timbre d’un instrument nouveau, le violoncelle. Bach, par exemple, a composé pour l’un et pour l’autre des deux instruments.

 

Le cas du clavecin est encore plus saisissant. Sa disparition progressive devant la diffusion du piano-forte débute dans les années 1760, période dominée par la recherche de l’expression et de la nuance dynamique en musique. Le timbre quasi invariable du clavecin ne pouvait guère répondre à cette nouvelle exigence, tandis que le mécanisme et le système à percussion du piano-forte permettaient de rendre toute une gamme de nuances dynamiques.

 

Classification

 

On classe généralement les instruments selon leur mode de production sonore, qui donne à chacun d’eux ses caractéristiques acoustiques fondamentales. On distingue quatre grandes familles : celle des cordes (appelée cordophones), où le son est produit par la vibration d’une corde tendue ; celle des vents (aérophones), où le son est produit par la mise en vibration d’une colonne d’air ; celle des percussions, où le son est produit par la mise en vibration, sous l’effet d’un choc, d’un corps sonore. À ces trois familles traditionnelles s’ajoute désormais celle des instruments électriques ou électroniques, issus des techniques du XXe siècle.

 

Chaque famille se divise à son tour en sous-familles : les cordes peuvent être pincées, frottées ou frappées. Les vents peuvent être en bois ou en cuivre ; les percussions en peau (membranophones), en métal ou en bois (idiophones).

 

Les instruments à cordes

 

Les cordes frottées

 

À la famille des cordes frottées appartiennent tous les instruments dont le son est produit par le frottement d’un archet sur les cordes de l’instrument, tels le violon, l’alto, le violoncelle et la contrebasse, ainsi que leurs ancêtres ou leurs dérivés (pochette, viole, baryton). Citons, parmi les instruments à cordes frottées non européens, le eurkou ou violon chinois, le sarangi indien et le rébab, petit violon très répandu dans la musique arabe et jusqu’en Asie du Sud-Est, qui se joue posé sur un genou du musicien. Très répandue dans les musiques folkloriques européennes, la vielle à roue est également un instrument à cordes frottées ; le son est produit non à l’aide d’un archet, mais à l’aide d’une roue actionnée par une manivelle.

 

Les cordes pincées

 

À la famille des cordes pincées se rattachent tous les instruments dont le son est produit par le pincement d’une corde, effectué à l’aide d’un plectre, des doigts ou d’un mécanisme adapté. À cette catégorie appartiennent le dulcimer médiéval, la harpe, le luth (ainsi que de grands luths, comme le théorbe et l’archiluth), la guitare, la mandoline, et leurs cousins (cistre, mandore, banjo, balalaïka russe, ukulélé hawaïenne ou arpeggione, instrument aujourd’hui disparu auquel Franz Schubert a dédié une magnifique Sonate). Les instruments à cordes pincées constituent une importante famille au sein des traditions musicales extra-européennes : outre le oud arabe, le p’ip’a chinois et le biwa japonais, citons parmi les plus célèbres le koto japonais, la kanoun arabe et deux instruments traditionnels de l’Inde, le sitar et le sarod. C’est également à la famille des cordes pincées qu’appartiennent certains instruments à clavier, tels que le clavecin, l’épinette et le virginal, qui ont pour ancêtre commun le psaltérion.

 

Les cordes frappées

 

Enfin, les instruments dont le son est produit par l’impact d’un marteau ou celui de baguettes sur les cordes constituent la dernière famille d’instruments à cordes. La frappe de la corde peut provenir d’un marteau actionné par un mécanisme déclenché par un clavier : c’est le cas du clavicorde et du piano, l’un des plus récents de tous les instruments traditionnels. Elle peut être également produite par des baguettes actionnées directement par les mains du musicien, comme c’est le cas pour le cymbalum hongrois et le santour, instrument très répandu dans la musique persane.

 

Les instruments à vent

 

Ils comportent deux groupes distincts : les bois (qui forment à l’orchestre la petite harmonie) et les cuivres (la grande harmonie). Ces deux grandes familles se distinguent naturellement par le matériau utilisé pour leur fabrication, mais aussi par la technique de production du son, l’un et l’autre contribuant à caractériser leur timbre.

 

Les bois

 

La famille des bois comprend l’ensemble des instruments à vent construis en bois (ou qui l’étaient sous leur forme originelle). Cette grande famille se divise en plusieurs sous-familles instrumentales selon que le son est produit par un biseau (cas des flûtes) ou par une ou deux anches.

 

À la première catégorie se rattachent les flûtes, sans doute la plus ancienne et la plus répandue de toutes les familles instrumentales. Le son est produit ici par l’impact du souffle de l’instrumentiste sur le biseau de l’embouchure, soit directement (flûte traversière, quena des Andes, nay arabe, flûte de Pan), soit par l’intermédiaire d’un bec (flûte à bec, flageolet, galoubet provençal, ocarina). Très importante dans la musique instrumentale européenne, la flûte traversière, initialement construite en bois, est aujourd’hui en métal. L’air émis par l’interprète à l’embouchure de l’instrument passe à travers un cylindre muni de clés ; la qualité du son est modifiée par l’action des lèvres et de la langue. La famille des flûtes compte des représentants nombreux et variés dans les civilisations musicales extra-européennes. Citons, parmi les plus célèbres de ces instruments, outre le nay arabe, le shakuhachi japonais.

 

Les instruments à anche, seconde grande catégorie de bois, sont de deux types : les instruments à anche simple (telle la clarinette) et les instruments à anche double (tel le hautbois). L’anche simple est une fine lamelle de roseau qui, sous l’action du souffle de l’instrumentiste, vibre contre la table du bec auquel elle est fixée. L’anche double est formée par deux lamelles de roseau liées l’une contre l’autre, qui vibrent de manière solidaire au passage du souffle. Outre la clarinette, le principal instrument à anche simple est le saxophone, inventé dans les années 1840 par Adolphe Sax. Les autres instruments à anche simple appartiennent pour la plupart à la famille de la clarinette (tel le cor de basset). Outre le hautbois, la catégorie des instruments à anche double compte le hautbois d’amour, le cor anglais, le basson, le contrebasson, le cromorne et la bombarde. Il existe de plus des instruments dont le son est produit par le battement d’une anche libre (languette fixée à l’intérieur du corps de l’instrument et vibrant librement au passage de l’air). La cornemuse, la musette et l’harmonica font partie de cette catégorie d’instruments qui participent le plus souvent des cultures populaires et qui ont donné lieu à un grand nombre de répliques selon les régions et les époques.

 

Les cuivres

 

Très ancienne, la famille des cuivres est représentée dès l’Antiquité. Ils sont caractérisés par le matériau utilisé pour leur construction (le plus souvent en maillechort, alliage de cuivre, de zinc et de nickel) et par la présence d’une embouchure au creux de laquelle viennent vibrer les lèvres de l’instrumentiste (anches lippales). Les principaux cuivres de l’orchestre moderne sont la trompette, le cor, le trombone à coulisse et le tuba. Il existe cependant d’autres types d’instruments en cuivre (le cornet à piston, cousin de la trompette ; l’hélicon, proche du tuba), certains composant même de véritables familles, telle la famille des bugles ou celle des saxhorns. Initialement composés d’un simple tuyau, les cuivres ne purent longtemps donner que les harmoniques du son fondamental (cor de chasse, clairon). L’ajout de pistons, qui allongent la longueur du tuyau, a permis d’étendre considérablement leurs possibilités.

 

Le cas de l’orgue

 

L’orgue entre dans la catégorie des instruments à vent, puisque la base de son mécanisme est la mise en vibration, par l’intermédiaire du clavier, d’un tuyau sous l’action d’une soufflerie mécanique ou électrique. L’air passe par des tuyaux aux registres déterminés reliés aux touches de l’instrument par un système de transmission. Notons que certains tuyaux de l’orgue sont ouverts par un biseau et s’apparentent à la flûte, tandis que d’autres, à l’instar de la cornemuse ou de l’harmonica, sont munis d’une anche libre vibrant au passage de l’air. À l’orgue sont souvent assimilés des instruments à clavier et à anche libre, tels que l’harmonium ou l’accordéon.

 

Les instruments à percussion

 

Les instruments à percussion constituent de loin la famille instrumentale la plus étendue et la plus diverse. Jouant depuis la nuit des temps un rôle de premier plan dans les rites des peuples d’Orient, d’Afrique, d’Amérique et d’Océanie, ils se trouvent à la base de toutes les traditions musicales du monde et règnent sur l’un des éléments vitaux de la musique : le rythme. Leur nombre, autant que la diversité de leurs matériaux et de leurs modes de production sonore, confère en outre à cette famille une variété de sonorités qu’aucune autre ne possède. La classification répartit l’ensemble des instruments à percussion en deux grandes familles : les membranophones, où le son est produit par la vibration d’une membrane tendue, et les idiophones, qui regroupent tous les autres. À l’intérieur de ces deux catégories, les musiciens distinguent également les instruments à hauteurs déterminées des instruments produisant des sons d’une complexité telle que leur hauteur ne peut être déterminée avec exactitude.

 

Les membranophones

 

Ls membranophones forment une famille relativement homogène. Leur membrane, tendue sur un cadre ou sur une caisse qui font office de résonateur, peut être constituée de matières synthétique ou naturelle : peau d’agneau, de chèvre, de veau mort-né, voire même de requin ou d’âne. Ces instruments, que l’on frappe avec les mains ou à l’aide de baguettes dont l’extrémité peut être garnie de bois, de feutre, de cuir, de caoutchouc ou d’ébonite, donnent des sons indéterminés, du grave à l’aigu. Seule, parmi eux, la timbale s’accorde et occupe une place de choix dans l’orchestre symphonique, tant pour son rôle rythmique que pour la couleur qu’elle apporte. Les principaux membranophones inclus à la section de percussion de l’orchestre symphonique occidental sont, outre les timbales, la caisse-claire, la grosse-caisse, les toms, le tambour militaire et le tambourin (ou tambour de basque). Ils se jouent tous à l’aide de baguettes, à l’exception du tambourin, souvent joué avec les doigts ou secoué, pour faire sonner les cymbalettes dont son cadre est muni. Les membranophones comptent une grande variété de tambours (cylindriques et coniques, en tonneau et en sablier, en gobelet et sur pied, à friction, sur cadre) et de nombreux instruments, joués le plus souvent avec les doigts, originaires d’Afrique, d’Amérique du Sud (tumbas, bongos, congas), d’Asie (tablas indiens), ou du Moyen-Orient (zarb iranien, derbouka d’Afrique du Nord).

 

Les idiophones

 

Les idiophones constituent un groupe beaucoup moins homogène que les membranophones ; ils regroupent l’ensemble des percussions n’entrant pas dans la première catégorie. Très variés, ils ont en commun de ne pas comporter de caisse de résonance, malgré la présence récente, pour certains d’entre eux (vibraphone, marimba), de résonateurs en forme de tubes. Le groupe des idiophones, constitué en majorité d’instruments à hauteurs indéterminées, peut être divisé en plusieurs catégories.

 

La première contient des instruments de bruitage, souvent en bois (castagnettes, wood-block, claves, hochets, grelots, maracas, guiro-guiro, wood-chimes, glass-chimes, sirènes, Klaxon). La deuxième regroupe des instruments métalliques appelés « plaques », frappés à l’aide de mailloches ou de baguettes. Parmi les plaques, on trouve le carillon, les cymbales, les grelots et les cow-bells (cloches de vaches), les gongs et les tams-tams (gongs plats, à ne pas confondre avec les tambours africains communément nommés tams-tams). Enfin, la dernière catégorie comporte des instruments à lames et constitue le seul groupe d’instruments (avec les cloches) à donner des sons à hauteur déterminée. Ces instruments, dont les lames sont disposées en clavier, sont le xylophone et la marimba (lames de bois), le célesta (lames de verre), le vibraphone et le glockenspiel (lames de fer). Tous ces instruments se jouent à l’aide de baguettes, à l’exception du célesta, qui est muni d’un clavier. Instrument à cordes, le piano est également un instrument à percussion de la famille des idiophones, la corde étant mise en vibration par l’action d’un marteau