Le donjon de Bours !

Donjon de Bours :

boursBours est une commune de France, située dans le département du Pas-de-Calais (62).
Ses habitants sont appelés les Boursicotiers.

C’est une petite commune qui s’étend sur 1184 hectares (30 hectares de routes et autres terrains non imposés, 24 hectares sont urbanisés, 80 sont boisés et 1050 hectares sont cultivés), superficie la plus grande du canton d’Heuchin après celle de Lisbourg, situé dans l’actuel arrondissement de Saint Pol.

La terre de Bours fut habitée, d’abord par les hommes préhistoriques, puis les Celtes et les Gaulois.

Il resterait dans les bois environnants des vestiges de leur passage : les Tumuli.
Les Romains vinrent conquérir la Gaule se heurtant aux premiers résistants comme à l’Atrébate : en effet on a retrouvé des vestiges Gallo-Romains et une chaussée romaine en creusant la voie ferrée de Bours à Diéval.

bours4Un peu d’histoire :

Au début du Vème siècle, période des invasions, les Saxons et les Francs s’installant en Gaule : on a découvert les vestiges d’un cimetière franc à Marest .
Les Vikings tansformèrent la la région du Ternois en champs de bataille : Blangy et Pernes sont saccagés en 881, puis vint le tour de Bours.

Visites :

De mi-mars à mi-novembre :
les visites guidées durent environ 1 h a 1h15mn, les samedis, dimanches et jours féries de 14 h a 18 h
C R A H G de Bours , Rens. : tél.: 03.21.04.76.76 / 03 21 62 19 88

 

bours3 Le Donjon :

C’est au XIe siècle que Hugues de Bours fit érigé ce château-Donjon.
Cette solide demeure en pierre de grès fut incendié en 1543, maintes fois restaurée, habitée jusqu’en 1735 , était en très mauvais état, lorsqu’en 1982 la municipalité décida de son rachat pour y installer sa mairie et entreprendre sa restauration.

Ce donjon de plan rectangulaire était il y a quelques décennies en très mauvais état.
Il fut sauvé de la destruction par quelques passionnés.
Hugues, seigneur de Bours n’aurait voulu voir ce spectacle affligeant.

C’est donc entre le XI ème et le XIV ème que ce château-donjon pris forme actuelle.
Hugues de Bours en fut l’initiateur. Il était à l’origine entouré par un étang, maintenant par de paisibles pâturages.
La construction est en pierre de grès, au murs de 70 cm d’épaisseur est rectangulaire, flanquée de six tourelles en encorbellement, communiquant à l’intérieur les uns avec les autres.

Quatre de ces tours sont en très fortes saillies et deux autres moins volumineuses.
On y trouve pas les mâchicoulis qui témoignent d’habitude de l’ancienneté de la construction.
Il fut incendié en 1543 et plusieurs fois restauré.

Deux étages se superposent.
Il s’agit de pièces rectangulaires harmonieuses prolongées par de petits cabinés aménagés dans les tourelles.
Au second étage subsiste une splendide cheminée du XVII ème siècle.

On accède à l’intérieur par une porte surélevée protégée par un assomoir.
Au dessus d’une cave voûtée en berceau, se superposent trois salles barlongues avec des cabinets dans quatre des tourelles, les deux autres étants occupées par l’escalier à vis et les latrines.
Dans la salle inférieure, on remarque quatre têtes sculptées, dont l’une est accompagnée de l’écu de la famille de Bours.

Celle-ci posséda jusqu’à la fin du XIVè la seigneurie qui dépendait du comté de St Pol.
Passée par héritage aux Mailly, elle fut en 1514, vendue au seigneur d’Antigneul, puis rachetée par Ghislain de Noyelles et transmise aux sainte-Aldegonde.

Les chateaux du pas de calais !

flers3Château de Flers :

Acquise au débt du XVIIè de Philippe-Emmanuel de Gondi, général des galères de France par Robert d’Ostrel, la terre de Flers fut en 1662, érigée en baronnie pour son fils, Noël-Lamoral d’Ostrel.

La demeure seigneurale d’alors, flanquée de quatre tours rondes et entourée de douves en eau, remontait à la fin du moyen-âge.

Elle fut remplacée de 1776 à 1780 par le château actuel, élevé sur les plans de Antoine-François Du Bois, de Sainte-Austreberthe-les-Hesdin.

C’est une vaste construction brique et pierre, encadrée de deux ailes en retour sur la cour, et dont le corps central en pierre, légèrement saillant, est réhaussé d’une étage bas surmonté d’un fronton triangulaire, comme il est fréquent en Artois.

Les toitures brisées ont été remnaniées au XIXème, avec adjonction de lucarnes et multiplication de cheminées régulièrement disposée.

La cour est fermée du côté de l’entrée par les bâtiments bas des dépendances, qui se développent en arrondi de part et d’autre d’un pavillon monumental à lanternon formant porche.
Les écuries ont conservé leur belles voûtes de brique à compartiments.

Le baron de Fresnoye de Flers a installé un centre hipique dans la propriété.

fontainesChâteau de Fontaine-les-Boulans :

Le village est ainsi nommé en raison des « Boulans » terres qui s’efffondrent dans des cavités en forme de trous de bombes, provoquées par le travail de mine des eaux pluviales dans les sous-sols calcaires.

Le château est un édifice classique, du troisième quart du XVIIIème siècle qui s’élève à l’extrémité d’une belle perspective de tilleuls taillés.

Sous un très imposant toit brisé, la façade dissimule sous un crépi son appareil brique et pierre.
Le corps de logis unique, double en profondeur, présente un grand avant-corps central surmonté d’un fronton triangulaire, dont les six baies éclairent un hall monumental, occupé par un escalier de marbre à double révolution construit sous Napoléon III.

Les dépendances voisines sont construites en briques avec chaînes d’angle en pierre, et dominées par un colombier carré coiffé d’un toit brisé en pavillon.

Saisi à la révolution sur le fils émigré au marquis de Bassecour qui l’avait fait élever, le château fut acquis 85 000 livres en l’an III par M. Frémicourt.

fressin1Château de Fressin :

Les années passées dans ce village ont fortement marqué Georges bernardos, qui a fait de la région le cadre privilégié de ses romans.
La maison que possédait son père a été détruite en 1944.

Mais fressin conserve les ruines de la forteresse élevée au milieu du XVème par jean V de Créqui, conseiller et chambellan de Philippe Le Bon qui en avait fait un des premiers chevalier de la Toison d’or.

fressinRelativement épargné pendant les guerres du XVIème, au cours desquelles il fut pris et repris par les Français et les espagnols, le château était demeuré à peu près intact lorsqu’il tomba en 1658 entre les mains de l’aventurier Balthazar de Fargues

L’artillerie royale envoyée par Condé vint en déloger le rebelle, non sans dommage pour la vieille forteresse, dont les brêches ne furent pas réparées.

Confisqué à la révolution au prince de la tour d’Auvergne, héritier des ducs de Créqui, le château servit de carrière de pierres.
Après 1870, le baron Roger Seillière construisit une vénerie au pied des ruines, et les bois avoisinants devinrent le principal théâtre des activités du vautrait Seillière.