Le canton d’Houdain au travers des siècles

L’assemblée nationale constituante :

paysage1La création du canton d’Houdain.

L’assemblée nationale constituante décida en 1790, de donner à la France une nouvelle organisation administrative, qui, dans ses grandes lignes, a subsisté jusqu’à notre époque.
Les anciennes circonscriptions disparurent et furent remplacées par de nouvelles divisions: les communes, les cantons, les districts et les départements.

Amputée de quelques rares paroisses, notre province, l’Artois, à laquelle on adjoignit le Boulonnais, le baillage de montreuil en partie, le pays conquis et reconquis et quelques communes de la Flandre et du Cambrésis, forma le département du pas de calais, divisé en huit districts, dont les cehfs-lieux étaient : Calais, Boulogne, Montreuil, Saint Pol, Arras, Bapaume, Béthune, Saint Omer.
Le district de béthune fut partagé en neuf cantons : ceux de Béthune, beuvry, Carvin, Hersin, Houdain, La Couture, laventie, lillers, Saint venant.


egliseLe canton d’Houdain n’avait pas la même composition que de nos jours.
Il groupait 22 paroisses jusqu’alors comprises dans les circonscriptions administratives et judiciaires différentes : Bruay, Beugin, Calonne-Ricouart, Camblain-chatelain, caucourt, Divion, Fouquereuil, Gauchin-le-Gal, Gosnay, haillicourt, Hermin, Hesdigneul, Houdain, Labeuvrière, Labuissière, Lapugnoy, Maisnil, marles, Ourton, Ranchicourt, rebreuve, Ruitz.

Houdain fut choisi comme chef-lieu probablement en sa qualité de bourg, mais aussi parce qu’il comportait une chiffre de population un peu plus élevé que ceux des villages voisins et parce qu’il constituait, dans une certaine mesure, un petit centre commercial dans la région.
Le nombre de commerçants y était relativement plus élevé que dans les autres paroisses et divers marchés, marché aux vaches, amrché au cresson, marché aux vieux souliers, marché aux poissons, etc… y existaient ainsi que deux foires l’une à la pentecôte, l’autre en septembre.

A la différence de ce qui se passe à notre époque, le canton n’était pas seulement une simple division géographique mais réellement une circonscription administrative que géraient, conformément à la politique de décentralisation adoptée par la constituante, des administrateurs élus et non point nommés par le pouvoir central.
En l’an IV, le vice président de l’administration municipale du canton d’Houdain était Maximilien Bassecourt et en l’an VI la même fonction appartenait à mathias Diennart.
En même temps, la réorganisation de la justice faisait du canton une circonscription judiciaire et Houdain fut binetôt nanti d’un juge de paix; en 1808, 1809, 1810, c’est M.François qu’assiste, comme greffier, M. Dollet.
Sous le consulat, l’organisation administrative fut modifiée par Bonaparte.
Les grandes divisions, départements, districts dès lors appelés arrondissements, cantons, communes, demeurèrent, mais leurs limites furent modifiées.
Le canton d’Houdain prit sa forme actuelle, il perdit quelques communes de sa lisière Nord, mais en gagna d’autres qui provenaient du canton d’Hersin supprimé.

cascadMais en même temps, il perdit beaucoup de son importance, parce que la réforme lui enleva ses administrateurs propres.

Cependant, Houdain demeura pendant longtemps un petit centre d’atraction de la région parce qu’il conservait son juge de paix et devint bientôt, toujours sous le consulat, le chef-lieu d’une petite circonscription financière où siégeaient un receveur de l’enregistrement et du domaine ( en 1810, M. Ducevel), un receveur et un commis de l’administration des droits réunis (chargés de la perception des contributions indirectes) et enfin un jaugueur ( en 1808, M. Moreille Augustin-Célestin), auquel appartenait, sous l’autorité du vérificateur des poids et mesures, le contrôle de tous les instruments de mesure du canton.

De plus l’importance électorale du canton grandit.
C’est au chef-lieu de canton, en effet, que se réunit l’assemblée des citoyens qui désigne les candidats au fonction de juge de paix, qui élit des représentants au colège élecoral d’arrondissement et au collège de département.
En même temps, la réforme religieuse établie en vertu du concordat de 1801, fit du canton, une unité religieuse tandis que les 19 communes les plus importantes sont gérés par un simple desservant, Houdain s’enorgueillit de posséder un curé ( en 1810, m’abbé Lherbier) placé directement sous l’autorité du doyen de Béthune.