Avion :
Les Avionnais, 62210.
Autrefois :
Aviums, avion-le-haut.
Avion, hors du chemin, du latin a hors, à quelques distances, et de Via chemin dont on a fait Wion, Vion.
Ce village se trouve en effet à peu de distance du chemin d'Arras à Lens, ancienne voie romaine d'Arras à Cassel, par le pont d'Estaires.
Noyelles-Wion est sur l'ancien chemin d'Abbeville et d'Avesnes-le-Comte à Arras, et Divion (Duoe Vioe) sur la croisière qui forme le grand chemin d'Arras à Thérouanne avec la route de St Pol à Béthune.
Nos vieux mots Français Wionage, Vionage et par syncope Vinage, ont eux aussi la même origine; ils désignaient un droit qu'on payait sur les routes.
Le pape Eugène III, confirma la jouissance de l'autel de ce village en 1152 à l'évêque d'Arras, en affectant les revenus aux besoins personnels de ce prélat et à sa table.
La terre d'Avion a appartenu aux maisons de Coupigny et de Wissoc.
Clocher pendant la révolution.
La découverte d'objets préhistoriques indique la présence humaine depuis l'époque du silex taillé.
Avant la révolution, Avion appartenait au marquis d'Armolis.
Deux châteaux et une église partiellement détruits par les espagnols en 1620 et complètement, ainsi que la ville pendant la 1ere guerre mondiale.
Au nord d'avion, on voyait un tumulus.
Avondances :
Les avondançois, 62310.
Autrefois :
Awondence.
Ancien hameau de Sains-les-Fressins devenu commune en 1804.
Son église au style gothique date de 1610.
Avroult :
Les Avroultois, 62560.
Autrefois :
Avron.
Le village dépendait de Merck-saint-liévin et fut érigé en commune en 1834.
Ancienne maison de poste, en bordure de la nationale.
Eglise de 1520, aggrandie en 1632 et en 1789.
Statues anciennes.
Ayette :
Les Ayettois, 62116.
Autrefois :
Hayette.
Le nom de ce village s'est écrit Hayette, il est mentionné dans une charte de 1272.
Ce domaine était possédé en 1789 par M. Delattre, comte de Neuville, famille dont l'illustration remonte au règne de Charles-Quint.
château démoli au XIXème siècle.
Village détruit pendant la 1ere guerre mondiale.
Bailleul-aux-cornailles :
Les bailleulois, 62127.
Autrefois :
Belliolum.
Prieuré au Bailleulé fondé en 1122 par les seigneur de Roellecourt.
Le domaine apartint longtemps à la famille de Beauffort dont on voit les armoiries sur le bénitier de l'église.
Azincourt :
les Azincourtois, 62310.
Autrefois :
Le nom d'Azincourt rappelle une journée aussi funèste à nos armes que celle de Crécy et de Poitiers, mais la France est un pays riche ent rophées militaires.
La bataille d'Azincourt.
Le 25 octobre 1415, entre les deux vois d'Azincourt et de Tramecourt, une amrée française qui tentait de couper la retraite vers Calais au roi d'Angleterre Henri V, fut mise en déroute.
Comme Crécy et Poitiers, Azincourt marque un nouveau désastre pour l'armée féodale française, follement aventureuse et sans commandement ni tactique.
La disproportion numérique (10000 français contre 3000 angais) ne fait que mieux ressortir les causes profondes de la victoire anglaise; elle tient aussi à la supériorité du système militaire, du commandement et de l'armement.
La noblesse française rebelle à toute stratégie et à toute discipline, ne voit dans la bataille qu'un tournoi en grand.
Elle choisit mal son terrain et prend de mauvaises dispositions.
La tactique anglaise, élémentaire mais résonnée, une volée de flèches lancées par els archers au moment oportun, suffit à dicter la décision.
Ce qui fut plus grave à Azincourt, c'est que la troisème corps, la troisième bataille comme on disait, prit de panique lâcha pied.
La sanction fut dure du côté français : 4000 tués, presque tous nobles et dont beaucoup de princes de sang.
1500 prisonniers, parmi lesquels le Duc d'Orléans et de Bourbon, Richemont et Boucicaut.
triste journée pour la france dont la chevalerie avait donné la mesure de son imprévoyance.
Bailleul-les-pernes :
Les Bailleulois, 62550.
Autrefois :
Belliolum.
Prairi de comté de St Pol dont la famille de Bailleul-saint-martin y avait une forteresse.
Jean de Bailleul est tué à Azincourt en 1415.
Site pittoresque, très vallonné.
L'église du XVIème est classée.
Bailleul-sir-berthoult :
Les Bailleulois, 62580.
Autrefois :
Balliolum, Bailloet en 1070.
Bailleul vient probablement de Wald, bois, ieul, habitation.
Sa véritable signification serait donc habitation dans un bois, le nom de Sire Bertould qu'on y a ajouté, lui a été donné, selon la tradition locale, à propos d'un seigneur châtelain, qui vivait au 13ème siècle et qui s'est distingué comme croisé à la terre sainte.
A son retour de la Palestine, il aurait eu de violentes querelles avec les seigneurs de Harnes qui lui auraient refusés une de leur fille en mariage.
Le pays aurait été souvent ensanglanté à cause de leur différent.
Le château ou plutot la tour de Bailleul qu'habitait le châtelain était situé à l'extrémité du village, vers Arras sur l'ancienne voie romaine.
Le plus ancien titre connu et qui soit relatif à cette commune est celui par lequel Eustache, Comte de Boulogne et Ide sa femme, donnent en 1070, au chapitre de Lens, deux courtils et une pièce de terre de neuf muids situés au village de Bailleul et dont le Custode devait avoir le tiers.
En 1102, le pape paschal II confirma la possession de l'autel de Bailleul à l'abbaye de St Vaast qui le tenait de la générosité de Lambert, évêque d'Arras.
Cette abbaye jouissait de toute la dîme de Bailleul et d'une partie de la seigneurie, l'autre partie formait une des anciennes baronnies de St-Vaast de qui elle relevait.
Celui qui en était le titulaire avait le droit de porter la chàsse de St-Vaast à la procession selennelle qui d'ordinaire, avait lieu le 15 juillet de chaque année dans la ville d'Arras.
La baronnie de Bailleul à passé de la famille Leblanc dans celle d'Assignies, qui la possédait au moment d ela révolution de 1789.
Ce village avait une coutume particulière.
Voie romaine d'Arras à tournai.
Le 1er seigneur connu fut Guy qui figure comme témoin dans une charte du comte des Flandres en 1047.
Ses successeurs prirent le nom de Berthoult, d'où le nom du village.
Le dernier seigneur fut de la famille d'Assignies.
Bailleulmont :
Les Bailleulmontois, 62123.
Autrefois :
Bullens-mons.
Château fort plusieurs fois ruiné.
Souterrain artant du château.
Au XVè, Collard de Bois Huon, jugé "folastre" et de éfolles manières", fut enfermé dans une pièce du château, nommée plus tard la salle du désespoir.
Il se suicida et une légende se créa autour de cette histoire.
Ce village, nommé dans les chartes Bulliens-Mons et Balleoli-Mons, est situé sur l'ancienne chaussée d'Arras à Amiens.
En 1096, Romuald de Bullientismonte, chevalier, joute au tournoi d'Anchin.
La forterese était une position importante avant l'usage de l'artillerie.
Ce château, reconstruit d'un bel ouvrage par les seigneurs de Saveuse au commencement du XVè siècle, fut dévasté en 1477 par les suisses de Louis XI, parce que Philippe de Saveuse avait marché contre les suisses avec Charles-le-Téméraire.
Il n'était pas encore complètement réparé lorsqu'il fut attaqué et emporté, en 1521, par l'armée du duc de Vendôme.
il fut rasé deux ans après en 1523.
Il n'en reste qu'un pan du donjon, et le terrassement de ses remparts avec fossés, formant un parrallélogramme à angles coupés qui marquent l'emplacement des quatre grosses tours.
Le sommet du terre-plein à environ 370 pas de dévellopement.
Un souterrain, qui existe encore, partait du château et aboutissait au puits d'un moulin de pierre situé entre Bailleulmont et Basseux.
Une chambre haute du donjon portait le nom salle du désepoir.
Voici ce qui avait donné à ce lieu cette appellation.
Collart de bois-Huon, écuyer, seigneur de Vis-en-Artois, avait épousé une fille naturelle de Philippe de Saveuse.
Ce jeune homme folastre et de folles manières, dit Duclercq.
Son beau père ayant obtenu du roi un mandement pour le mettre en tutelle, l'avait enfermé dans une tour de son chastel, où il le faisait garder pour le corriger.
Ces mauvais traitements aigrirent l'esprit de cet infortuné, et un matin (11 octobre 1458), le valet qui entra dans sa chambre pour le servir, le trouva pendu avec un long sac dans lequel on lui avait la veille apporté du fruit.
Le jour suivant, un cadavre était descendu silencieusement et sans appareil dans la cave sépulcrale du château.
Le funeste appartement fut fermé.
Pendant la longue détention du malheureux Collart, on l'avait souvent vu la figure collée aux bareaux de son étroite fenêtre, cherchant à respirer l'air embaumé du bois, à recréer ses yeux, à rafraichir ses sensations.
A la tombée de la nuit, une lumière ne manquait pas d'apparaître à cette lucarne solitaire donnant sur le parc.
Les bons villageois s'apitoyaient sur le sort du prisonnier.
Souvente fois, ils avaient jeté un regard mélancolique sur la tour qui le renfermait.
Après sa mort, des idées superstitieuses s'attachèrent longtemps à cette partie du château.
Lorsque la nuit, par hasard, une lumière était aperçue à l'un des étages de la tour, on croyait voir l'esprit du désespéré Collart errer dans cet affreux donjon.
Et le laboureur attardé qui voyait cette lueur incertaine scintiller à travers les arbres, se signait tristement, priant pour l'âme en peine du jeune homme.
Et la veillée villageoise se noirrussait de ces récits.
Le remods ne tarda pas à s'asseoir sur la couche des maitres orgueilleux du château.
On dit que sur les dalles froides et humides du couvent de Ste Claire en la cité d'Arras, fondée par Philippe de Saveuse, une jeune femme vêtue de longs habits de deuil, priait chaque jour agenouillée, exhalant en long soupirs le regret tardif de n'avoir pas secouru celui qu'elle avait promi à Dieu d'aimet et qu'elle se devait de protéger.
Bailleulmont avait sa coutume en 1507.