Les différentes architectures des beffrois du Pas de calais !

Les beffrois du Pas de calais :

beffroiboulogneLa période de première construction des beffrois s’étalant du XIème au XVIIème siècles, ces édifices ont connu plusieurs courants architecturaux.
C’est pourquoi il est difficile de leur attribuer un style architectural unique.
Une typologie peut toutefois être établie à partir des grands styles architecturaux :

les beffrois de style roman
les beffrois de style gothique
les beffrois de style renaissance
les beffrois de style baroque

les beffrois :

Le phénomène de construction des beffrois débute au lendemain des raids normands qui ont marqué les IXe et Xe siècles.

Le retour à des conditions de vie moins troubles permet un redémarrage de la vie économique.
Cette prospérité s’accompagne également assez rapidement d’une véritable explosion démographique.
Les défrichements se multiplient, la population croît assez rapidement.

C’est dans ce contexte que va s’amorcer le mouvement communal dont les marchands sont les protagonistes.

En effet, les marchands commencent à s’organiser et fixent leurs entrepôts à proximité des castra des seigneurs féodaux.
La garantie de leur sécurité est une condition indispensable au développement économique aussi, ils entreprennent la construction de remparts en bois où sont érigées des tours de guet.

A partir de là, la préoccupation majeure de ces marchands est de pouvoir organiser et administrer eux-mêmes leur cité.
Ils se constituent en association (ghilde, carité, frairie ou hanse) et sollicitent des droits et privilèges auprès de leur suzerain.

Acquis sous la contrainte ou plus souvent chèrement payés, ces privilèges sont détaillés dans une charte de franchise communale.
Ce document, garant de leur autonomie administrative, judiciaire et commerciale, sera par la suite précieusement conservé.
Les bourgeois élisent des magistrats appelés échevins avec à leur tête le mayeur, ancêtre de notre maire actuel.
Les seigneurs ont tout intérêt à voir le commerce prospérer.
La renommée de l’industrie lainière et drapière entraîne des échanges commerciaux en nette croissance, marchés et foires se multiplient.
Cette situation profite aux riches communes qui peuvent acheter des privilèges et au seigneur qui touche le tonlieu, impôt prélevé pour l’étalage des marchandises sur les marchés.

Ces communes s’apparentent alors à de véritables seigneuries populaires, elles cherchent à posséder les apparences matérielles de leur nouveau statut.
L’autonomie communale n’est pas suffisante, elle se doit d’être perçue par tous à travers l’obtention d’autres privilèges.
L’autorisation de construire un beffroi permet de marquer architecturalement le paysage et les échevins vont se lancer dans la construction de tours sans cesse plus hautes afin de rivaliser le plus dignement possible avec le donjon du seigneur local ou le clocher de l’église.
Ce droit de beffroi est indépendant de l’autonomie communale, ainsi, une cité peut avoir un beffroi sans être une commune autonome et inversement.
Il en est de même pour les droits de cloche, de sceau, de halle ou encore de loi. Le droit de cloche est un privilège onéreux puisqu’il permet de s’affranchir de l’autorité féodale ou religieuse pour l’organisation de la journée.
La cloche sonne le début et la fin de la journée de travail et le couvre-feu mais surtout, elle permet de mobiliser rapidement la population en cas de danger (attaques, incendies…) ou de révolte.

Le traumatisme de la guerre :

lebeffroiarrasLes guerres vont provoquer un véritable traumatisme.
Certaines villes sont quasi-entièrement rasées, comme Dunkerque, Bailleul, ou Arras.
Le beffroi, à la fois symbole et point de repère, fut une cible privilégiée durant les guerres.
Les destructions suscitent une prise de conscience de la valeur de ce monument.

Cependant, toutes ces dégradations CarteFranceaffectant le beffroi sont rarement laissées comme telles.
En effet, chaque commune est marquée par la volonté de restaurer ou de réédifier sa tour communale, même si plusieurs décennies sont parfois indispensables pour récolter les fonds nécessaires.
En fait, à ce moment de l’histoire des villes, la mort du beffroi signifie la mort de la cité.
Lorsque le beffroi renaît de ses cendres, c’est toute la ville qui se redresse.

C’est pour cette raison que tous les actes qui accompagnent les reconstructions renforcent l’attachement et l’aspect identitaire des beffrois.
Cela signifie en quelque sorte que les blessures sont cicatrisées, le renouveau de la vie de la cité et de son agitation urbaine.

La reconstruction donne une nouvelle ampleur au sens donné à la tour.
Il accentue la pérennité de l’édifice, et avec lui, celle de la ville entière.
En général, les habitants participent financièrement placent un petit mot dans une cassette pour raconter leur émotion lors de l’installation de la girouette.

La gastronomie du Pas de calais

La gastronomie du Pas de Calais :

46Les différents terroirs du Pas de Calais permettent des productions variées.

partout où vous irez, vous découvrirez la chaleur de ses habitants, la richesse de son histoire et de ses spécialités.

S’il en est une que nous ne pouvons oublier, c’est certainement la Bière de Saint-Omer.
La bière est au Nordiste ce que le vin est aux papes.
Il y a cent ans, il restait encore une brasserie par village ou une brasserie par quartier.

Aujourd’hui, il y a une brasserie par arrondissement.
Hareng saur, chicons gratinés, carbonade accompagnés d’une vraie bière d’ici, artisanale et introuvable ailleurs en France. Le tout couronné d’une tarte au chuc’ ou papin, au libouli ou aux prones, arrosées d’une bonne bistouille des familles faite de café noir .

Tout le Terroir en un Clic

Vous trouverez des produits régionaux de fabrication artisanale qui nous viennent des quatre coins du Nord-Pas-de-Calais et de la Somme.
Ils proviennent tout particulièrement du secteur des 7 Vallées proche de la Côte d’ Opale.
Vous pourrez remplir votre panier de : Terrine, Pâté, Potjevleesch , Carbonnade flamande, hydromel, pain d’épice, etc…
Toutes les spécialités du Nord-Pas-de-calais sont chez les les-chtis-mi.fr

47La tradition, un travail intensif sur mer, sur, ou sous terre, le climat tempéré un peu rude, ont entrainés une nourriture assez consistante d’où sont issus les usages culinaires.

On y trouve toutes les variétés de poisson; des plus nobles, bar,sole, tirbot, aux plus modestes mais aussi bons : cabillaud, hareng, maquereau, merlan.

Les coquillages; coquilles saitn jacques, moules souvent petites mais pleines et de gouts très fins.

Les crustacés; crevettes grises, étrilles, tourteaux, homards.
Les préparations qui en dérivent y trouvent toutes les activités de transformation : entier, filet, salé, au vinaigre ou fumé pour donner bouffit ou craquelot, roll-mop, kipper, sauret, avec aussi le fumage de saumon.

Groseillé d’Artois :

Un vin pétillant au bon goût d’Artois :

gastronomie...Une idée originale née d’une tradition familiale et de pratiques artisanales, avec 1200 pieds de groseilles rouges et noires actuellement cultivés sur le Pays de la Lys romane.

Son secret réside dans le respect d’étapes spécifiques :
pressage des fruits, fermentation pendant huit mois, première mise en bouteille avec prise de mousse grâce au levain et manipulation deux fois par jour sur les pupitres de remuage.

Il se décline, pour le plaisir en quatre variétés :
– sec,
– demi-sec,
– doux,
– cassis.

A déguster très frais à l’apéritif ou au dessert.
gastronomie1
Eric Matton
Producteur de fruits rouges
118, rue de Garbecque
620330 Isbergues.
Contact cliquez ici

Dans les ressources rurales, l’endive est dominate, les légumes maraîchers, le chou-fleur d’été trouvent leurs origines dans les environs de St Omer.

Les fraises de Samer dominent la production fruitère qui comporte aussi pommes, poires, prunes et groseilles produisant une nouvelle boisson, le perlé de groseilles.

Licques et sa vallée sont réputés pour l’élevage des dindes qui forunissent le marché de Noël.

Parmi les charcuteries, les andouilles d’Aire sur la Lys, et les andouillettes d’Arras sont à citer.

Les agneaux qui paissent au bord de mer ont une finesse de goût que donne l’herbe iodée.

Le gibier est comme partout peu abondant sauf le canard sauvage tiré des huttes.

vieuxDeux végétaux : le pourpier, rural, en potage, au beurre, à la crème, en, salade; le perce pierre, maritime (ou passe pierre, casse pierre, criste marine, salicorne) sont deux éléments courants de la coutume culinaire.

Le second répandu dans l’estuaire de la Canche, est surotut confit au vinaigre et utilisé comme le cornichon.

En début de cueillette en juin, cuit à grande eau bouillante comme les haricots verts fin mais sans sel, il est un délicieux accompagnement des pièces d’agneau grillé ou rôties.

Dans cette contrée à forte production sucrière, il y a un éventail diversifié de douceurs.

Biscuits de Calais (premiers biscuits secs fabriqués en france), caramels et coeurs d’Arras en pain d’épice, chiques et berlingots de Berck, macarons d’Hesdin.

En patisserie, la tarte à gros bords (genre de flan avec quelques pruneaux), la tarte au sucre, le gateau battu (sorte de brioche rustique) et les craquelins traditionnels de Noël.

Pour les liquides, c’est toujours la bière, avec ses nombreuses variétés, qui domine.
Le genièvre de Houlle, de grande réputation, est l’un des composants de la bistouille, café arrosé de divers alcools.

Les fromages du Pas de Calais :

fromageVieux-Boulogne :

Le Vieux-Boulogne est un fromage français au lait de vache non pasteurisé, à pâte non pressée, fait dans le Pas-de-Calais, autour de Boulogne-sur-Mer.

Un fromage artisanal :

Ce fromage historique et artisal est de forme carrée, environ 11 cm de côté et 4 cm d’épaisseur, et d’un poids pouvant aller jusqu’à 500 g.
Sa pâte est molle et élastique, avec des trous de fermentation, et sa croûte, d’un rouge orangé, est lavée régulièrement à la bière de Saint-Léonard au cours de la fabrication.

Ce fromage est « présalé » et affiné en 5 à 7 semaines.
Presque oublié, le Vieux-Boulogne a repris vie : il n’existe qu’une seule fabrication artisanale.
Il est fabriqué avec du lait de vaches élevées entre les caps Blanc-Nez et Gris-Nez, dont la végétation très spécifique est due aux vents et aux embruns.

Le Vieux-Boulogne est renommé pour son odeur forte, et a été scientifiquement consacré en novembre 2004 par le Dr Stephen White et son équipe de chercheurs de la Cranfield University, Bedfordshire, Royaume-Uni, comme le plus odoriférant de tous ceux qu’il leur a été donné de tester à l’aide de leur nez électronique et d’un groupe de 19 dégustateurs experts.
Selon eux, la réaction biochimique de la bière sur le fromage serait à l’origine du phénomène.

Le Belval :

L’ histoire des fromages « Abbaye de Belval » est intimement liée à l’histoire de l’Abbaye Notre Dame de Belval, nés l’un et l’autre en 1893 dans un vallon boisé et verdoyant du Ternois.
C’est donc à cette date qu’est fondée la fromagerie, afin de garantir le « gagne-pain » à toute la communauté: les fermiers amènent le lait de leur troupeau, et quelques années plus tard des employés ramassent le lait des fermes environnantes.

Les fromages de Belval sont répertoriés par le Conservatoire national des Arts culinaires à l’inventaire du patrimoine de la région, ce qui en fait aujourd’hui un produit très recherché des plus grandes crémeries d’Europe, telles que celle d’Harrod’s, en Grande Bretagne.

Coeur d’Arras :

Ce fromage à croûte lavée est très attractif par sa forme de coeur, mais dégage une odeur puissante !
Le goût du Coeur d’Arras est voisin de celui de son cousin le Maroilles.
Il laisse un arrière-goût sucré en fin de bouche, trés surprenant pour la puissance de ce fromage.
La texture de sa pâte est pesante mais fond rapidement en bouche.

Fromage fort de Béthune :

né au XIXe siècle, il servait de casse-croûte aux mineurs au XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Il a été vraisemblablement importé par des mineurs venus du nord-est de la France.
Ce produit s’apparente à la boulette d’Avesnes et aux fromages forts de Bourgogne et de Lorraine.
Ce fromage, lié à la consommation ouvrière, est typique des régions industrielles car il incitait à consommer du pain.
Il a été qualifié de fromage du pauvre ou viande du pauvre car ils étaient faits de restants de fromages malaxés (maroilles) avec un peu d’épices de vin blanc ou d’alcool puis mis en pot.
Cette pratique rencontrait aussi dans les Hautes-Alpes.
Il ne persiste aujourd’hui plus que quelques fabrications fermières ou de crémerie.

Le vieux Samer :

Ce fromage fait partie de la famille des « croûtes lavées ».
En effet il faut plusieurs lavages et brossages pour obtenir une belle croûte orangée.
Plus on le lave, et plus il affirme son odeur, signe de son caractère bien marqué.

Les yaourts fermiers :

Un yaourt fermier qu’est ce que c’est?
– C’est un produit dont on connait la provenance;
– Un yaourt fait au lait entier;
– Un yaourt frais puisqu’il est fabriqué sitôt la traite terminée.

Les chateaux du pas de calais !

Château de Colembert :

colembertLes dimensions de cette majestueuse demeure sont à la mesure des amples mouvements des collines du Boulonnais qui en sont le cadre.

Construit sur une plateforme entourée de larges douves bordées de balustrade en pierres, le château est une construction imposante quoiqu’un peu froide, présentant une élévation exceptionnelle à trois niveaux sous un toit à noues, assez peu important.

Du côté de l’antrée, la façade est encadrée de deux ailes en retour, et présente un avant corps en faible saillie surmonté d’un fronton triangulaire percé d’un oculus.

Côté parc, au contraire, les ailes sont disposées en léger retrait, et la façade s’organise autour d’un avant corps à pans coupés.
Un escalier monumental en descend en plusieurs paliers franchissant la douve en trois élégantes arches de tailles décroissantes.

colembert1Très réduit, le décor se limite aux sculptures strictes des clés des baies et des pots-à-feu qui amortissent le sommet des ailes, ainsi qu’aux ferronneries du balcon de l’avant-corps.

A l’intérieur, les pièces de reception se disposent de part et d’autre du salon octogonale qui, précédé d’un vestibule, s’éclaire de trois fenêtres de l’avant-corps sur le parc.

Elles ont conservé leur belle décoration de boiseries et de stucs peints.

Rejeté à une extrémité, l’escalier occupe toute la saillie du pavillon droit.
Il déroule sur deux étages son élégante rampe de fer forgé, sous un plafond à lanternon orné de figures en stuc symbolisant les saisons.

Précédé par un vaste parterre gazonné, le château est entouré d’un très beau parc paysager planté de grands arbres décoratifs d’essences variées.

Erigé en marquisat par Louis XIV en faveur de Gabriel de Maulde, la terre de Colembert appartenait au milieu du XVIIIè à Anne-Louis d’Isques, qui l’apporta en mariage en 1763 au comte Charles-Philippe de sainte Aldegonde.

colembert2 Une dizaine d’années plus tard, les époux décidèrent de remplacer l’ancien château par une plus vaste demeure.
Ils firent appel à l’architecte Boulonnais giraud sannier qui éleva le château actuel de 1777 à 1780.

Leur ami le duc Emmanuel de Croÿ-Solre, que Louis XVI venait de faire maréchal de france prit une part active dans cette entreprise.

Nommé commandant militaire des côtes orientales de la Manche, il persuada Charles de Saint Aldegonde de construire un belvédère sur la plus haute des collines voisines, en l’aidant de ses deniers et de ceux du budget militaire.

De cette tour de quatre étages, achevée en 1783 mais détruite une vingtaine d’années plus tard, on découvrait tout le boulonnais, le détroit et les côtes anglaises.

A la révolution, le château fut saisi et vendu en 1795 comme bien national.
Le fils du comte de Sainte Aldegonde put le faire racheter par son beau-frère, le marquis d’Ennetières, que sa qualité d’étranger permettait d’échapper aux lois sur l’émigration et qui lui restitua à l’amnistie de 1800.

Il passa par lègues successifs à la comtesse de Cossé-Brissac, à la vicomtesse de grancey, puis à la marquise d’Ivry dont la fille, la baronne Pierre de Lauriston-Boubers est l’actuelle propriétaire.

Bienvenue sur pas-de-calais62 !

Le département du pas de Calais :

Le département du Pas de Calais renferme les provinces d’Artois, du Boulonnais, du Calaisis, de l’Ardrésis et une partie du Ponthieu.

Dans les temps les plus reculés, cette contrée était habité par deux peuples :

Les Morins

Tribu celtique, occupaient les arrondissements de Boulogn, Montreuil, St Omer, une partie de ceux de St Pol et de Béthune, au delà de la Clarence, et quelques cantons limitrophes dans les départements du Nord et de la Somme.
Ils formaient deux cités (pagi) :
celle de Gessoriac (Boulogne) et de Thérouanne.

Les Atrébates

occupaient le reste du département.
Ce peuple était divise en Atrébates et en Ostrebantes ou Atrébates orientaux.
Le pays de ces derniers, situé entre la Scarpee et la Sensée a porté le nom d’Ostrevent.

Le Pas-de-Calais fut l’un des 83 départements créés à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789.

Pour créer ce département, le régime révolutionnaire fusionna une partie de la généralité d’Amiens (Boulonnais et une partie du Ponthieu) avec l’Artois reconquis sur les Espagnols un siècle plus tôt et le Calaisis.

Tourisme :

La côte d’Opale :
La Côte d’Opale (Berck sur mer , Boulogne sur mer , Le Touquet , Audresselles , Wissant …) est l’un des lieux touristiques les plus remarquables du parc régional avec le site des deux caps Gris-nez et Blanc-Nez, la citadelle de Boulogne-sur-Mer dont les remparts, intacts, remontent aux Romains et le centre Nausicaa où l’on peut observer de nombreuses espèces marines.

Les plages de la côte d’Opale font partie des plus grandes et belles plages d’Europe.
Sur les plages entre Berck et Equihen, on pratique des sports comme le char à voile, le cerf volant, le speed-sail ou encore le kite-surf.
Le Touquet et Ambleteuse sont des stations très côtées qui disposent notamment d’un magnifique club de tennis tandis que les Britanniques vont jouer au golf à Wimereux .

Le Pas-de-Calais comporte aussi des sites sportifs remarquables comme le stade Félix Bollaert, siège du Racing Club de Lens, ou le stade couvert régional de Liévin qui accueille des manifestations d’athlétisme, le centre aquatique Nauticaa à Liévin avec cinq bassins l’une des plus belle piscine du Pas-de-Calais.
On y trouve aussi une piste artificielle de ski à Nœux-les-Mines et un parcours de canoë-kayak à Saint-Laurent-Blangy près d’Arras.

Le Pas-de-Calais comporte de nombreux monuments culturels comme les places d’Arras, Aire sur la Lys, les beffrois de Boulogne-sur-Mer, Calais, Arras, Béthune, Aire sur la Lys.

Tourisme du souvenir Des traces des nombreux conflits que dût subir le département subsistent qu’ils soient anciens Azincourt ou plus récents première et deuxième guerre mondiale.

Un tourisme du souvenir s’est développé autour des sites de Vimy, Neuville-Saint-Vaast, Ablain-Saint-Nazaire ou la Coupole d’Helfaut et le Blockhaus d’Éperlecques.

Géographie :

CarteFranceLe Pas-de-Calais est entouré par les départements du Nord et de la Somme et est côtier avec la Manche et la mer du Nord.

* Villes de plus de 40 000 habitants : Arras, Boulogne-sur-Mer, Calais

* Villes de plus de 15 000 habitants : Saint-Omer, Carvin, Avion, Bruay-la-Buissière, Hénin-Beaumont, Béthune, Liévin, Lens,Outreau

* Cours d’eau : l’Authie, la Canche, la Ternoise, la Liane, la Sensée, la Scarpe, la Deûle, la Lys, l’Aa.

Le Pas-de-Calais, point le plus étroit entre le continent européen et la Grande-Bretagne, est la voie maritime de desserte du Nord de l’Europe la plus fréquentée du monde.

Climat du Pas-de-Calais

ban90x60Le Pas-de-Calais est un département classé sous climat océanique.

De part sa position, le Pas-de-Calais est soumis à différentes influences climatiques le temps est dit « variable » mais la mer protège de tout excès climatique.

Le relief et la position du département par rapport aux grand flux wissantdifférencient le climat d’un bout à l’autre de la région :
* l’influence atlantiques en flux d’ouest entraine souvent la naissance des ciels de traine typiques de la région.
* l’influence des flux d’est peut provoquer des hivers froids sous un ciel bleu immaculé ou des étés ensoleillés.

L’époque bourguignonne !

L’époque bourguignonne dans le Pas de calais

charles5En 1369, le roi de France Charles V marie son frère Philippe le Hardi (duc de Bourgogne, à la fille de Louis de Mâle (comte de Flandre).

Par le jeu des successions, Philippe le Hardi hérite en 1384 de la Flandre et de l’Artois.
L’alliance anglo-flamande est alors rompue.
Les territoires du Nord deviennent l’une des plus importantes régions de la Maison de Bourgogne.

La région connaît, le temps de quatre règnes, l’âge de la puissance bourguignonne, à défaut d’un véritable âge d’or.
En effet, menaces militaires et désastres naturels sont toujours menaçants tandis que la mutation économique se poursuit en ruinant les uns et en enrichissant les autres.
Pourtant, une crise économique et démographique frappe l’ensemble de l’Europe du Nord-Ouest pendant des décennies pour atteindre son paroxysme dans les années 1420-1440.

En 1407, la France se déchire entre Armagnacs de la Maison d’Orléans, et Bourguignons.
Le Nord est prêt à s’allier de nouveau à l’Angleterre où l’économie devient le véritable enjeu des campagnes militaires.
L’armement anglais évolue et on peut le voir à la bataille d’Azincourt en 1415 qui est un désastre pour la noblesse française incapable de s’adapter aux nouvelles techniques de combat.
La maison de Bourgogne s’étend encore vers le comté de Boulogne, puis vers le Hainaut.
Le « Grand Duc d’Occident » peut alors rêver d’un nouvel Empire du Milieu qui serait semblable à l’ancienne Lotharingie.

En 1435, Philippe le Bon (duc de Bourgogne) abandonne l’alliance anglaise en échange du Ponthieu. Mais, quatre ans plus tard, le commerce anglo-flamand reprend.
Enfin, en 1461, Charles le Téméraire, qui est le dernier duc de Bourgogne, affronte Louis XI dans l’Artois et la Picardie qui seront ravagés.
La fin de la guerre de Cent Ans sera signée en 1475

L’empire des Habsbourg :

L’époque bourguignonne se finit en 1477 avec la mort de Charles le Téméraire, le roi de France Louis XI s’empresse de conquérir la région qui est un poumon économique.
Mais l’héritière de la Bourgogne, Marie, épouse un Habsbourg qui est le futur empereur Maximilien Ier d’Autriche.
Le roi de France doit alors céder et la région se trouve exclue du royaume français pour deux siècles, à part le Boulonnais qui reste attaché à la couronne royale et aussi quatre places fortes de l’Artois.

La région, ainsi devenue un territoire convoité des grands européen, sera un champs de bataille forcé et dévasté entre les armées européennes jusqu’en 1713.
En 1519, le petit-fils de l’empereur Maximilien, Charles Quint, est sacré empereur d’Autriche et pour s’opposer à ses ambitions territoriales, François Ier cherche l’alliance de l’Angleterre au camp du Drap d’or en 1520 mais ceci est un échec et Charles Quint continue ses conquêtes.
En 1548, il baptise l’ensemble de ses propriétés du nord « le cercle de Bourgogne » qui deviendront par la suite les Pays-Bas et s’étendent à cette époque jusque le Hainaut et l’Artois.
Mais en 1553, les Français attaquent les terres impériales depuis leurs places fortes d’Artois.
Charles Quint ordonne alors leur destruction totale. Thérouanne et Hesdin en seront anéanties et leur sol sera labouré et stérilisé par l’artillerie.

Enfin, en 1555, Charles Quint abdique en faveur de son fils Philippe II, qui devient souverain des Pays-Bas, de l’Espagne et de la Franche-Comté pour quarante ans et en 1558, Calais est reprise aux Anglais par les Français.

Géographie :

empireAlors que les structures sociales médiévales sont à l’abandon et que les cités s’endettent sous le poids des charges militaires et des diverses fiscalités, le besoin d’entraide sociale est plus important que jamais.
L’Église offre alors le double visage de ses prélats, amis des puissants, et de ses curés, attentifs à la misère des villes et des campagnes.
Cela fait qu’au XVIe siècle, les idées de Calvin et de Martin Luther se répandent avec force dans les Pays-Bas qui sont par ailleurs une terre où l’hérésie est importante.
La Réforme, puis la Contre-Réforme, achèveront de couper le Nord-Pas-de-Calais du nord de l’Europe.
En 1566, alors que la région est favorable aux idées protestantes, la « furie iconoclaste » se déchaîne avec une rare violence et la Flandre et le Valenciennois sont profondément meurtris.
Les passions continuent à se déchaîner avec en 1568 la révolte des « gueux » (protestants) qui affrontent l’absolutisme de Philippe II qui est un souverain trop espagnol pour comprendre les besoins du Nord, et se rendent maître de la Hollande et de la Zélande.
Puis en 1579, en réaction, l’union d’Arras (catholique) se crée et s’oppose à celle d’Utrecht (protestante).
C’est le début d’une guerre de quatre-vingts ans qui aboutira à la scission des Pays-Bas en 1648.
L’œuvre de la maison de Bourgogne est définitivement ruinée et la région dévastée.
Les Provinces Unies du Nord [Pays-Bas actuel (il ne faut pas confondre!)] affirment dans le même temps leur domination commerciale et coloniale.

Préhistoire et antiquité dans le Pas de calais !

Les premiers immigrants du pas de calais :

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Les premiers peuples se sont installés dans la région au rythme des glaciations et ont laissé quelques vestiges de leur passage, essentiellement sur les plaines calcaires.

À Wimereux, nous pouvons observer quelques bifaces et rognons de silex à côté d’ossements d’éléphants et d’hippopotames datés de -700 000 ans.
Plusieurs milliers de vestiges (ossements d’animaux d’époque froide, traces de feux et de déchets divers), dont deux crânes humains, témoignent de la persistance d’une implantation de l’homme de Biache lors d’une période interglaciaire il y a 250 000 ans.

Les premières traces de l’homo sapiens sont datées de 38 000 ans avant notre ère.
La région était alors une steppe, peuplée de rennes.
Les progrès seront lents, en agriculture et en métallurgie (premiers témoignages du Néolithique vers -3 700), mais le sol fertile favorise des implantations durables comme au Mont-Saint-Éloi, à Wissant, Étrun ou encore au Mont-Noir.

Vers 3 000 ans avant J.-C, le climat plus sec fait reculer la forêt et l’arrivée de nouvelles populations venues du sud provoque les premières guerres connues de l’histoire régionale et à l’âge du bronze, vers -1500, on trouve la trace d’importants échanges interrégionaux, y compris avec la Grande-Bretagne.

La paix romaine :

Aux temps gallo-romains, la région est englobée dans le vaste ensemble appelé Belgique et divisée en cités.
Tarvanna (aujourd’hui Thérouanne) fut la capitale des Morins, Bagacum (aujourd’hui Bavay) fut la capitale des Nerviens, et Nemetacum (aujourd’hui Arras) qui était déjà occupée par les gaulois fut la capitale des Atrébates ; ces trois villes sont des créations romaines (Arras fut alors considéré comme étant une ville).
Le tracé des routes romaines est si important qu’il marque encore certaines de nos infrastructures (les Chaussées Brunehaut).

Les grands axes sont vers : le littoral, Boulogne-sur-Mer (Gesoriacum ou Bononia selon les époques), port important pour aller vers la Bretagne romaine.
l’Est (le Rhin) et l’Italie.
La vie y reste essentiellement rurale, axée sur deux ressources principale que sont le blé et la laine.
Si la christianisation est fragile, le latin élimine progressivement le celtique, sauf à l’extrême nord.
La prospérité se traduit par un développement démographique important, même si la hantise des invasions reste très présente et freine la vie économique.

cartegauleL’époque celte :

Un millénaire avant notre ère, un nouveau peuple venant de l’est de l’Europe apporte les instruments aratoires et élevage du cheval, puis se sont les Celtes de Bavière qui introduisent l’âge du fer dans la région.
Aux IIIe et IIe siècles avant J.-C-, les Belges qui sont assimilés en partie au monde celte, conservent pourtant des idiomes et des habitudes de la vie germanique s’installent dans la région.

CarteFranceLes peuples comme les Morins, Atrébates, Ménapiens ou encore Nerviens s’organisent de façon très laxiste, mais établissent tout de même des frontières dont les traces persistent encore aujourd’hui.
La région est occupée de manière relativement dense, même si la vie reste rurale.
Les villages sont essentiellement ouverts (sans remparts défensifs), mis à part quelques oppida (cités fortifiées), comme Étrun et Avesnelles, sans doute les capitales des Atrébates et des Nerviens.

Une migration belge vers l’actuelle Grande-Bretagne contribua à tisser des liens culturels et économiques entre les deux régions.
La réputation de prospérité des territoires du Nord attisa la convoitise de Jules César.
Les batailles furent alors fréquentes et meurtrières.
L’écrasement des Nerviens en -57 ne soumit pas toute la région à la pax romana.

La résistance ne s’éteindra que peu à peu pour devenir définitive avec l’exil des plus irréductibles en Angleterre.
La Belgique vaincue, dévastée, connaîtra le destin des frontières (les « Marches ») de l’Empire romain pendant plus de quatre siècles.
Les autres envahisseurs viendront par la suite essentiellement de l’est.
Ces nomades s’adaptèrent et s’intégrèrent aux populations sédentaires et la culture de la région s’en trouva très enrichie.

ban90x60Moyen Âge :

Une région bilingue Au IIIe siècle, les Francs et les Alamans envahissent et pillent le territoire.
Les dévastations sont si importantes qu’il faut recoloniser la région ; l’armée romaine, dépassés par l’ampleur des frontières de leur empire qu’elle doit défendre, laissent les Francs s’installer et essayent de s’en faire des alliés.

wissantLe long de la Lys, une frontière linguistique se créa alors en séparant le dialecte germanique parlé par les Francs, qui deviendra plus tard le flamand, et la langue latine dont le français est issu.
La région est également fortement touchée par la révolte des Bagaudes (groupes de paysans ruinés, de déserteurs, et de barbares).

Dans le même temps, le rivage (de Dunkerque à Saint-Omer et Montreuil-sur-Mer) qui peut être attaqué par des invasions maritimes est abandonnée aux pillards.
Les Angles et les Saxons s’y sont installés, comme en témoignent les noms de quelques villages ou ceux de légendes du littoral comme Sainte-Godeleine, Wierre-Effroy, Quentovic et bien d’autres.

Les invasions barbares !

Les invasions barbares dans le Pas de calais

barbareAu début du IVe siècle, avec l’aide des Francs déjà installés, la tranquillité est restaurée dans la région pour une cinquantaine d’années.
Les villes qui sont des places fortes stratégiques et administratives, ne peuvent se développer vraiment tandis que les grands établissements ruraux se transforment en agglomérations dynamiques.
Mais les invasions constituent encore un frein au développement.
Les Huns d’Attila, par exemple, assiègent Bavay en 358.
Au début du Ve siècle, de très nombreux envahisseurs balaient l’armée romaine et le christianisme ; ils sont Anglo-saxons, Vandales, Hasdingues, Suèves, Alains ou encore Francs (les peuples peuvent être divisés en clans).
L’un d’eux, Clovis en chef ambitieux, s’élance de Tournai pour conquérir la Gaule en sa quasi totalité, tandis que l’Empire romain d’Occident s’effondre en 476.
La « pacification franque » est achevée en 486 en commençant par les territoires du Nord.


Du VIIe au XIIe siècle :

Ce sont les pays de Tournai, Cambrai, Arras et de Vermand qui fournissent les principaux revenus domaniaux aux dynasties franque, mérovingienne et carolingienne.

La région est donc l’un des pays où l’autorité a la place la plus importante.
Le territoire reste tout de même bilingue avec le roman et le germanique.
Si la christianisation est très lente, elle finit par arriver : le VIIe siècle en sera l’âge d’or pour les monastères missionnaires.

C’est dans ces sanctuaires que se développent l’art et la culture de la région.
Vers les VIIIe et IXe siècles, les bas pays flamands s’éveillent à leur tour. Des centres commerciaux (appelé aussi portus) apparaissent comme Valenciennes, Douai, ou Saint-Omer.
L’ancienne organisation territoriale de l’époque gauloise se retrouve souvent dans les circonscriptions ecclésiastiques.

En 843, l’empire de Charlemagne est divisé entre ses petits-fils lors du traité de Verdun.
Le cours de l’Escaut fut alors la limite entre le domaine de France et celui de Lotharingie qui sera englobé dans le Saint Empire romain germanique.
Cette division sera lourde de conséquences pour la région puisque l’avenir du Hainaut et du Cambrésis sera différent de celui de l’Artois et des Flandres pour plusieurs siècles.
Pourtant, les liens vassaliques de l’époque n’avaient pas la rigueur et la pérennité des traités actuels.
Les rois, les seigneurs ou les échevins se sont accommodés le plus souvent des situations complexes avec les mariages royaux, la diplomatie ou encore les alliances militaires feront que le commerce de la région n’en fut pas trop touché.

Le transport des marchandises emprunte dans la région le plus souvent les cours d’eau.
Les plus petites dénivellations sont des obstacles qui nécessite l’emploi des la force humaine ou animale avec des écluses.
Ces lieux deviennent par la suite des agglomérations, qu’il faut défendre par des remparts.
C’est le cas de Lille, ancienne limite sud du vieux comté de Flandre, dont le nom officiel apparaît en 1066, mais aussi de Valenciennes, Saint-Omer ou encore d’Arras.
L’augmentation de la population implique d’immenses travaux d’aménagement destinés à augmenter la terre cultivable comme le marais de Saint-Omer qui était auparavant 4 000 ha de « mer boueuse », la forêt d’Arrouaise (dans le sud Artois) qui a été totalement déboisée mais aussi certaines zones côtières et vallées marécageuses.

Sur la frontière s’étendant de l’Escaut à la mer, l’autorité politique d’une lignée de comtes de Flandre s’organise. Les invasions vikings qui se succèdent à partir de 860 ravagent le territoire ponctuellement mais ne bouleversent pas les structures locales alors que l’autorité royale régresse. Les seigneurs qui sont les préfets au service du roi de France, deviennent les seuls recours des cités contre les razzias normandes. L’économie européenne possède deux pôles qui sont les ports italiens qui commercent avec le Moyen-Orient et les villes drapières d’Europe du Nord-Ouest et la hanse nordique qui renforce ses flux commerciaux. Les foires et les comptoirs situé dans la région permettent la rencontre de ces deux pôles complémentaires d’où une économie très active et la construction d’une place boursière importante.

boulogne7La guerre de Cent Ans :

Le XIIIe siècle témoigne d’un développement économique constant de la région, mais villes et villages subissent l’effondrement d’un système de productions (principalement agricole) et d’échanges archaïque.
Les nobles s’appauvrissent et marquent le début de leur effacement militaire, ce qui prépare l’arrivée des milices communales.

barbaresLes villes, qui ont acquis des privilèges considérables grâce aux bourgeois qui rachètent la ville aux seigneurs, parviennent à maintenir leur économie au travers des crises militaires et politiques.

Les beffrois se construisent un petit peu partout.
L’Église garde une puissance omniprésente par son rôle culturel et social.
Dans le même temps, le Hainaut, qui est une terre impériale (voir au-dessus), tantôt allié, tantôt ennemi de la Flandre, connaît une paix propice à l’avènement des privilèges communaux.

La rupture ordonnée par le roi de France avec l’Angleterre achève d’exacerber le sentiment antifrançais de la population régionale.
C’est le Hainaut qui noue une coalition au service du souverain anglais dès le début de la guerre de Cent Ans en 1337.
Le début du conflit est, dans les trente premières années, une catastrophe pour la région car l’Angleterre, qui est sûre de ses alliés, fait du Nord le théâtre de ses premières opérations militaires avec comme exemple la bataille de Crécy, où tombe une partie de la noblesse française, ou encore le siège de Calais qui devient anglaise pour les deux siècles à venir, asphyxiant le développement des autres villes d’Artois.

La peste noire qui se répand dès 1348 frappera la région pendant plus d’un siècle, alors que, dans le même temps, des mauvaises conditions météorologiques occasionnent des disettes meurtrières.
Les révoltes sociales explosent avec une importante violence sur fond de misère avec une économie incertaine.

Le donjon de Bours !

Donjon de Bours :

boursBours est une commune de France, située dans le département du Pas-de-Calais (62).
Ses habitants sont appelés les Boursicotiers.

C’est une petite commune qui s’étend sur 1184 hectares (30 hectares de routes et autres terrains non imposés, 24 hectares sont urbanisés, 80 sont boisés et 1050 hectares sont cultivés), superficie la plus grande du canton d’Heuchin après celle de Lisbourg, situé dans l’actuel arrondissement de Saint Pol.

La terre de Bours fut habitée, d’abord par les hommes préhistoriques, puis les Celtes et les Gaulois.

Il resterait dans les bois environnants des vestiges de leur passage : les Tumuli.
Les Romains vinrent conquérir la Gaule se heurtant aux premiers résistants comme à l’Atrébate : en effet on a retrouvé des vestiges Gallo-Romains et une chaussée romaine en creusant la voie ferrée de Bours à Diéval.

bours4Un peu d’histoire :

Au début du Vème siècle, période des invasions, les Saxons et les Francs s’installant en Gaule : on a découvert les vestiges d’un cimetière franc à Marest .
Les Vikings tansformèrent la la région du Ternois en champs de bataille : Blangy et Pernes sont saccagés en 881, puis vint le tour de Bours.

Visites :

De mi-mars à mi-novembre :
les visites guidées durent environ 1 h a 1h15mn, les samedis, dimanches et jours féries de 14 h a 18 h
C R A H G de Bours , Rens. : tél.: 03.21.04.76.76 / 03 21 62 19 88

 

bours3 Le Donjon :

C’est au XIe siècle que Hugues de Bours fit érigé ce château-Donjon.
Cette solide demeure en pierre de grès fut incendié en 1543, maintes fois restaurée, habitée jusqu’en 1735 , était en très mauvais état, lorsqu’en 1982 la municipalité décida de son rachat pour y installer sa mairie et entreprendre sa restauration.

Ce donjon de plan rectangulaire était il y a quelques décennies en très mauvais état.
Il fut sauvé de la destruction par quelques passionnés.
Hugues, seigneur de Bours n’aurait voulu voir ce spectacle affligeant.

C’est donc entre le XI ème et le XIV ème que ce château-donjon pris forme actuelle.
Hugues de Bours en fut l’initiateur. Il était à l’origine entouré par un étang, maintenant par de paisibles pâturages.
La construction est en pierre de grès, au murs de 70 cm d’épaisseur est rectangulaire, flanquée de six tourelles en encorbellement, communiquant à l’intérieur les uns avec les autres.

Quatre de ces tours sont en très fortes saillies et deux autres moins volumineuses.
On y trouve pas les mâchicoulis qui témoignent d’habitude de l’ancienneté de la construction.
Il fut incendié en 1543 et plusieurs fois restauré.

Deux étages se superposent.
Il s’agit de pièces rectangulaires harmonieuses prolongées par de petits cabinés aménagés dans les tourelles.
Au second étage subsiste une splendide cheminée du XVII ème siècle.

On accède à l’intérieur par une porte surélevée protégée par un assomoir.
Au dessus d’une cave voûtée en berceau, se superposent trois salles barlongues avec des cabinets dans quatre des tourelles, les deux autres étants occupées par l’escalier à vis et les latrines.
Dans la salle inférieure, on remarque quatre têtes sculptées, dont l’une est accompagnée de l’écu de la famille de Bours.

Celle-ci posséda jusqu’à la fin du XIVè la seigneurie qui dépendait du comté de St Pol.
Passée par héritage aux Mailly, elle fut en 1514, vendue au seigneur d’Antigneul, puis rachetée par Ghislain de Noyelles et transmise aux sainte-Aldegonde.

Les chateaux du pas de calais !

flers3Château de Flers :

Acquise au débt du XVIIè de Philippe-Emmanuel de Gondi, général des galères de France par Robert d’Ostrel, la terre de Flers fut en 1662, érigée en baronnie pour son fils, Noël-Lamoral d’Ostrel.

La demeure seigneurale d’alors, flanquée de quatre tours rondes et entourée de douves en eau, remontait à la fin du moyen-âge.

Elle fut remplacée de 1776 à 1780 par le château actuel, élevé sur les plans de Antoine-François Du Bois, de Sainte-Austreberthe-les-Hesdin.

C’est une vaste construction brique et pierre, encadrée de deux ailes en retour sur la cour, et dont le corps central en pierre, légèrement saillant, est réhaussé d’une étage bas surmonté d’un fronton triangulaire, comme il est fréquent en Artois.

Les toitures brisées ont été remnaniées au XIXème, avec adjonction de lucarnes et multiplication de cheminées régulièrement disposée.

La cour est fermée du côté de l’entrée par les bâtiments bas des dépendances, qui se développent en arrondi de part et d’autre d’un pavillon monumental à lanternon formant porche.
Les écuries ont conservé leur belles voûtes de brique à compartiments.

Le baron de Fresnoye de Flers a installé un centre hipique dans la propriété.

fontainesChâteau de Fontaine-les-Boulans :

Le village est ainsi nommé en raison des « Boulans » terres qui s’efffondrent dans des cavités en forme de trous de bombes, provoquées par le travail de mine des eaux pluviales dans les sous-sols calcaires.

Le château est un édifice classique, du troisième quart du XVIIIème siècle qui s’élève à l’extrémité d’une belle perspective de tilleuls taillés.

Sous un très imposant toit brisé, la façade dissimule sous un crépi son appareil brique et pierre.
Le corps de logis unique, double en profondeur, présente un grand avant-corps central surmonté d’un fronton triangulaire, dont les six baies éclairent un hall monumental, occupé par un escalier de marbre à double révolution construit sous Napoléon III.

Les dépendances voisines sont construites en briques avec chaînes d’angle en pierre, et dominées par un colombier carré coiffé d’un toit brisé en pavillon.

Saisi à la révolution sur le fils émigré au marquis de Bassecour qui l’avait fait élever, le château fut acquis 85 000 livres en l’an III par M. Frémicourt.

fressin1Château de Fressin :

Les années passées dans ce village ont fortement marqué Georges bernardos, qui a fait de la région le cadre privilégié de ses romans.
La maison que possédait son père a été détruite en 1944.

Mais fressin conserve les ruines de la forteresse élevée au milieu du XVème par jean V de Créqui, conseiller et chambellan de Philippe Le Bon qui en avait fait un des premiers chevalier de la Toison d’or.

fressinRelativement épargné pendant les guerres du XVIème, au cours desquelles il fut pris et repris par les Français et les espagnols, le château était demeuré à peu près intact lorsqu’il tomba en 1658 entre les mains de l’aventurier Balthazar de Fargues

L’artillerie royale envoyée par Condé vint en déloger le rebelle, non sans dommage pour la vieille forteresse, dont les brêches ne furent pas réparées.

Confisqué à la révolution au prince de la tour d’Auvergne, héritier des ducs de Créqui, le château servit de carrière de pierres.
Après 1870, le baron Roger Seillière construisit une vénerie au pied des ruines, et les bois avoisinants devinrent le principal théâtre des activités du vautrait Seillière.

La côte d’Opale

blancnezLa côte d’opale :

A elles seules, les plages de Calais , sur la côte d’Opale s’étendent sur 50 kilomètres.
D’un seul tenant, des plages de sable fin battu par le vent sont caressées par une mer pleine de vie.
les marées couvrent et découvrent d’immenses étendues vierges où rivalisent les chars à voiles.
A l’est de Calais, une réserve naturelle a été crée dans la dune du Platier-d’Oye.
Les plages déroulent leurs larges rubans de sable entre le bourrelet des dunes et la mer jusqu’au Cap Blanc nez, qui protège de ses falaises blanches la baie de Wissant .
Cette dernière se referme au sud sur les rochers du Cap Gris-Nez.

Et le tout forme un ensemble classé premier site national, ondulant entre les dunes et les prés d’un vert tendre.
Le site des deux caps est d’une franche beauté.
Les sentiers qui longent l’argileux cap Gris-Nez et le crayeux cap Blanc-Nez font plier les promeneurs sous le vent.
Entre les deux, au débouché d’un vallon miniature, la plage de Wissant rappelle que les troupes de César se regroupèrent ici pour partir à la conquête de l’Angleterre.

Au-delà du cap gris-Nez, les pittoresques et accueillants villages de pêcheurs s’accrochent à la côte.
On y remonte les bateaux de la plage à l’aide d’un tracteur : les flobarts, sont ainsi déposés devant les maisons de pêcheurs qui vendent directement le produit de leur travail.

C’est Édouard Lévêque, célèbre touquettois, peintre, écrivain, botaniste, qui est l’inventeur de l’appellation « Cote d’opale » pour nommer le littoral entre Le Crotoy et Équihen-Plage.

De toutes les appellations proposées, c’est la seule qui a subsisté et qui a fait depuis du Touquet-Paris-Plage, la « Perle de la Cote d’opale ».

cap3Situation géographique :

La cote d’opale, région côtière française avoisinant la Belgique, se situe face aux falaises du Sud-Est de l’Angleterre, bordant la mer du Nord et la Manche.

Aujourd’hui l’appellation « Côte d’Opale » englobe une partie de l’arrondissement de Dunkerque, ceux de Calais, St Omer, Boulogne sur mer et Montreuil sur mer.

En été, la Côte d’Opale vous offre ses plages de sable fin de Bray-Dunes à Mers-les-Bains, au printemps et en automne vous pourrez découvrir toutes les vallées (de l’Aa, de la Canche, de l’Authie) à travers de longues balades.

Terre d’accueil et de tradition, la Côte d’Opale est riche de la mer qui la baigne et de son arrière pays agreste et arboré, de ses pâturages renommés pour l’élevage le plus rigoureux des meilleurs animaux de boucherie.

Relief :

La cote d’opale est marquée par la présence de deux grandes falaises:

Le Cap Blanc Nez, culminant à 132 m

Le Cap Gris Nez, atteignant 50 m.

Le relief laisse place à des plages de sable fin,interrompues successivement par:

la baie de la Canche,
la baie de l’ Authie.

chichi1A Berck sur mer au bord de l’esplanade, si une petite faim vous prend , ne manquez pas de goutter les meilleurs « Chichis » de Berck.

Un choix important de glaces, de boissons fraîches pour accompagner les fameux chichis.

Le roi du « chichi » vous acceuillera dans une ambiance sympathique et joyeuse.

Ne manquez pas de rendre une visite à la Churréria sur l’esplanade de berck!